Pionnière du cinéma africain et ethnologue, Safi Faye a peint en quelques films un incandescent tableau de la paysannerie du continent. Une œuvre moderne et humaniste qui laisse toute sa place à son sujet et où les frontières entre réalité et fiction se fondent sans cesse.

« Durant toute ma carrière de cinéaste et réalisatrice, j’ai refusé de parler de moi. Je préfère que l’on parle de mes films. » Quand nous l’avons contactée, Safi Faye a été claire : son œuvre parle pour elle. Il suffit donc de s’y plonger pour la découvrir. Première femme réalisatrice d’Afrique subsaharienne, Safi Faye est bien plus que ce symbole dont elle semble chercher à se défaire, comme elle l’évoquait dans un documentaire en 2004 : « Il y a une curiosité sur mon travail. Le film d’une Africaine, c’est ce que le public vient voir [1]. » Pourtant il n’y a peut-être pas plus universel que l’œuvre de Safi Faye, où le réel de son approche documentaire rencontre la magie de la fiction. En trois longs-métrages – Lettre paysanne (1976), Fad’jal (1979) et Mossane (1996) – et une poignée de courts-métrages documentaires, la réalisatrice sénégalaise nous plonge dans son Afrique : belle, mystérieuse, vivante, authentique… Revendiquant cette universalité de son cinéma, Safi Faye n’en livre pas moins un regard extrêmement intime sur le continent. L’Afrique telle qu’elle la voit, telle qu’elle la ressent, est paysanne. Car Safi Faye est née dans un village agricole à 100 kilomètres de Dakar : Fad’jal. Ce petit bout de terre et son peuple Sérère, l’une des plus anciennes ethnies du Sénégal, vont tenir une place clé dans le travail de la cinéaste. Une œuvre imprégnée aussi par sa double culture : d’un côté ses racines paysannes africaines, de l’autre la culture européenne dans laquelle elle baigne depuis son arrivée à Paris à la fin des années 1960 et où elle vit toujours aujourd’hui.

Regard intime

Mais il faut en revenir à l’essentiel : les films, comme son second long-métrage, Fad’jal, traduit sous le titre Grand-père, raconte-nous lors de sa restauration par le CNC en 2018. Fad’jal, ce fameux village où Safi Faye, fille d’une lignée de chefs, a grandi. La vie là-bas s’exerce loin des écrans de cinéma. Le quotidien s’articule autour de l’agriculture – riz et arachides sont récoltés sans relâche – et de toute une série de rituels religieux, aux limites de la magie. Dans Grand-père, raconte-nous, Safi Faye cherche à imprimer sur pellicule la culture de ses ancêtres. Une culture qui n’est pas écrite dans les livres mais dont Safi Faye va se faire la passeuse : la transmission de l’histoire et de la culture africaines, générations après générations est l’une de ses grandes thématiques, au sein d’un continent où le récit est surtout traduit oralement. Le film s’articule ainsi autour d’un vieil homme, qui raconte aux enfants du village les coutumes et autres histoires extraordinaires de Fad’jal. Les légendes captivent les jeunes pousses, qui à la fin reprennent et s’approprient à leur tour ces histoires, perpétuant ainsi le cycle de transmission. Le conteur est inspiré directement du grand-père de Safi Faye auquel elle rend ici un lumineux hommage, après l’avoir filmé de son vivant dans son premier film, Lettre paysanne. Elle devient à son tour la conteuse de Fad’jal, montrant à travers l’objectif de sa caméra les pratiques de son peuple, tout en questionnant sa double culture. La scène d’ouverture dit tout de cette problématique en quelques plans. Faye filme deux institutions coloniales : l’école et l’église. À l’école, les enfants récitent à l’unisson leur leçon sur Louis XIV, à la virgule près. Un espace symbole d’acculturation. Safi Faye évoque ainsi l’école française qu’elle a connue en tant qu’élève puis institutrice, et va chercher à la déconstruire. Dans ce film, comme dans les suivants, elle ne reviendra plus filmer dans cet espace, comme pour aller chercher la vérité ailleurs, dans les us et coutumes ancestraux. On ressent dans ce film comme une urgence pour Safi Faye d’imprimer sur pellicule ces insaisissables instants…

Pourtant, rien ne destinait la jeune fille de Fad’jal à devenir l’une des plus grandes cinéastes du continent. Elle est institutrice à Dakar quand sa vie bascule vers le cinéma. En 1966, elle participe en tant qu’hôtesse au Festival des arts nègres, portée par sa curiosité. L’événement la secoue. Sa rencontre avec les africanistes européens, et plus particulièrement avec Jean Rouch, sème en elle l’idée d’étudier plus en profondeur son continent comme elle le confie dans un rare et passionnant entretien accordé aux Cahiers du Cinéma en 2018 : « Je ne connaissais pas l’Afrique puisque j’étais à l’école française. À cette époque au Sénégal, on était né français. C’est le festival qui m’a apporté l’instinct de manifester mon africanité [2]. » Avant le cinéma, ce sera donc l’ethnologie. La jeune femme s’envole pour Paris et intègre l’école pratique des hautes études. Mais le cinéma n’est pas loin. En 1970, là voilà devant l’objectif de Jean Rouch pour Petit à petit, où elle interprète le rôle de Safi, un personnage de prostituée loin d’elle sur le papier, mais dans laquelle on peut sentir le sel de sa personnalité, moderne, affutée et pétillante, jouant avec beaucoup d’humour ce rôle de parvenue. Mais sous l’impulsion de Rouch, son « père français [3] », c’est de l’autre côté de la caméra qu’elle cherche à s’épanouir et devient au début des années 1970 la première étudiante africaine à l’école Louis Lumière, en parallèle de ses études d’ethnologie.

Son premier court-métrage, La Passante (1972), tourné avant même la fin du premier cycle de son cursus, est rempli d’insouciance. Elle y mêle sa culture intellectuelle parisienne et son identité africaine. Inspiré d’un poème de Baudelaire, elle y joue une jeune Africaine déambulant dans le quartier latin et courtisée par deux hommes, un Français et un Africain, aux approches bien différentes. Auto-produit, le film d’une dizaine de minutes crée une petite sensation dans le milieu. La Passante est le tout premier film réalisé par une femme d’Afrique de l’Ouest. Il est aujourd’hui quasi-introuvable. Son succès à l’époque permet à Safi Faye, encore étudiante, de financer son premier long-métrage en Afrique, Lettres paysannes (Kaddu Beykat). Direction Fad’jal. Les premiers shoots sur place ont lieu dès 1972, avec des bouts de pellicules récupérés à droite à gauche et l’aide technique de camarades de promotion. « Il y avait un vrai travail collectif à cette période », se souvient la critique et spécialiste du cinéma africain Catherine Ruelle, qui a rencontré Safi Faye lorsqu’elle travaillait sur son premier film. « Safi était très ouverte et portée par sa culture sérère. Une personnalité forte, libre et solaire, avec ses grands éclats de rire. Elle regardait le monde de manière éclairée et était très impliquée dans les différents mouvements politiques de l’époque. »

Fad’jal (1979), aussi intitulé Grand-père, raconte-nous... © Safi Films

Regard politique

Lettre paysanne prend ses racines dans le cadre de recherches anthropologiques. C’est au cours d’une enquête pour un mémoire universitaire sur la religion des Sérères que germe chez la réalisatrice l’envie de poser un œil de cinéaste sur son village. « J’ai remarqué que les gens, en dehors des problèmes religieux, finissaient toujours par me parler de leurs problèmes du moment, qui étaient plutôt économiques. Comme cet aspect ne concernait pas mon mémoire, mais qu’il était intéressant, j’ai décidé d’en faire un film [4]. » Comme dans Grand-père, raconte-nous…, Safi Faye décrit par l’image le quotidien de son peuple, avec ici une mise en avant plus importante du travail dans les champs et des difficultés annexes, sorte de face A de son film suivant. Lettre paysanne se démarque immédiatement des essais des autres pionniers africains par son ambition ethnographique. Safi Faye l’anthropologue et Safi Faye la cinéaste sont indissociables.

Et Lettre paysanne va se révéler être un film particulièrement engagé. Dès les premières minutes, la cinéaste pose le décor et évoque la situation économique difficile du village agricole face à la sécheresse, mais aussi face à l’abandon de l’État. En somme, les dégâts de la colonisation sur le monde agricole africain. « Il y a une charge politique très forte. Elle parle des conséquences de la monoculture imposée par l’État, l’arachide qui détruit les terres, la paupérisation du monde paysan… Ce n’est pas la petite nana écervelée vue dans Petit à petit. C’est une femme très étonnante qui s’est imposée avec ce film », souligne Catherine Ruelle. Le film crée un choc pour ceux qui le découvrent à sa sortie. Sur la forme, son talent est évident. Elle se révèle une grande cinéaste des corps, les filmant au plus près. Les muscles qui se tendent, la sueur perlant au front des femmes et des hommes qui s’acharnent à retourner la terre. Si la voix de Safi Faye résonne parfois, pour donner des informations complémentaires au spectateur sur ce qu’on ne peut voir à l’image, elle reste avare de mots, va à l’essentiel. La réalisatrice laisse le temps de voir, d’écouter, de ressentir ce qu’il se passe à l’écran. Elle s’efface derrière son sujet. L’influence du Cinéma-vérité est évidemment palpable, mais Safi Faye n’hésite pas à déjouer les attentes en incorporant au réel la fiction, franchissant la frontière d’un cinéma purement documentaire pour y incorporer une dramaturgie. Une romance entre deux jeunes du village. Le garçon, avant d’épouser sa belle, est contraint de se rendre en ville pour travailler pendant la morte saison. Un moyen pour Faye, après avoir filmé sans détour la réalité et la beauté du monde agricole, d’explorer le bruyant et inquiétant espace urbain et d’affirmer un peu plus son engagement politique pour réhabiliter le monde paysan, au sens large.

Lettre paysanne (1976) © DR

Alors doit-on vraiment parler de documentaire pour qualifier l’œuvre de Safi Faye ? Oui et non. Le cinéma de Safi Faye, derrière sa dimension documentaire, est très écrit. Écrit… mais pas mis en scène. Faye qualifie elle-même régulièrement ses deux premières œuvres de « docudrame ». « Je ne mets rien en scène, explique-t-elle. Dans ma tête, la caméra est toujours un individu. Elle fait partie du groupe [5]. » Parler de « mise en scène » serait donc aller à l’encontre de l’approche de Safi Faye sur son travail. Par exemple, aussi bien dans Lettre paysanne que dans Fad’jal, les villageois Sérères « jouaient » leur propre rôle devant la caméra de la cinéaste. Les gestes étaient parfois répétés à l’avance, avant d’être captés par la caméra souvent en une prise, manque de moyens et de pellicules oblige, mais aussi pour mieux saisir l’instant.

Avec ces deux premiers films, Safi Faye se fait une place sur la scène cinématographique internationale : récompenses multiples (comme le Prix Georges Sadoul en 1976 pour Lettre paysanne), tournée des festivals (à Cannes, Lettre paysanne fut présenté à la Semaine de la Critique, Fad’jal à Un certain regard)… Ses films sont applaudis par la critique pour leur audace formelle, leur simplicité et l’engagement de la cinéaste sur les thèmes de l’Afrique et de la paysannerie. On ne voit pas la misère, qui colle souvent à la peau de l’image de l’Afrique dans l’œil des Occidentaux. Ses films sont avant tout solaires, Faye cherchant à capter l’essence même du continent africain. Ce qui ne veut pas dire, comme nous l’avons vu, qu’elle fait abstraction de la réalité et de la pauvreté de l’Afrique, bien au contraire ! « Safi fait parler d’elle partout dans le monde » évoque la directrice du Festival de films de femmes de Créteil, Jackie Buet, qui lui a plusieurs fois rendu hommage. « Ce qui n’empêche pas, par exemple, Lettre paysanne d’avoir été censuré au Sénégal. Mais elle explique ne pas en vouloir à son pays. Que jamais on ne lui a interdit de faire ce qu’elle voulait ».

Après la sortie de Fad’jal en 1979, la réalisatrice se fait plus rare au cinéma. À la fin des années 1970, l’Université libre de Berlin l’invite comme conférencière. Sur place, elle s’intéresse aux étudiants africains expatriés, sur lesquels elle tournera un documentaire pour la ZDF, Man Sa Yay (1979). Son engagement pour l’Afrique continue ensuite à travers une série de films de commande pour des organismes internationaux, comme Les Âmes du soleil (1981) pour les Nations unies, ou Selbé et tant d’autres (1982) pour l’Unicef, qui évoquent la condition féminine en Afrique. La cinéaste s’érige en porte-voix des femmes africaines auprès de ces institutions, qu’elle n’hésite pas à critiquer quand il le faut pour faire bouger les choses.

Regard féministes ?

La cause des femmes est un sujet auquel tient la réalisatrice. Dans Lettres paysannes et Grand-père, raconte-nous, on voyait déjà qu’elle tenait un rôle primordial dans la communauté sérère, où la société est plutôt régit par un ordre matriarcal. Grâce à la confiance accordée par les femmes du village à la cinéaste, la caméra de Safi Faye les suit partout, dans leur travail comme dans leur intimité – la scène d’accouchement en silence d’une jeune femme dans sa hutte au début de Fad’jal est peut-être le moment le plus beau de toute sa filmographie. Mais cette thématique va trouver son aboutissement avec son plus grand film à ce jour : Mossane (1996). Lassée que la critique ne parle d’elle que comme d’une documentariste, Safi Faye prend le pari de tourner enfin une vraie fiction. Mère d’une adolescente, c’est en la voyant grandir que Safi Faye commence l’écriture de Mossane, l’histoire d’une jeune fille dont la fascinante beauté est perçue comme une malédiction dans le village.

Mossane (1996) © Muss Cinematographie, Dakar

Le film est d’une ambition formelle flamboyante – le directeur de la photographie Jürgen Jürges, connu pour son travail avec Fassbinder, fait de chaque plan un tableau – et d’une richesse thématique extrêmement dense. L’adolescence y est traitée avec beaucoup de délicatesse : il y a l’émancipation et la révolte, Mossane refuse le mariage arrangé que sa mère a prévu pour elle depuis sa naissance et défie l’autorité le jour même de ses noces ; ses premiers émois amoureux, pour un jeune étudiant de Dakar ; ses premiers désirs aussi, avec cette scène désarmante où la jeune fille demande des conseils de jouissance à sa meilleure amie. Moderne et intemporel. Le thème de l’expatriation, des envies et jalousies qu’elle suscite, est aussi abordé avec le personnage fantôme d’un ancien du village parti faire fortune en France. Et puis il y a aussi de la magie dans Mossane, des rites, des coutumes sérères… Parfois le documentaire fait irruption dans la fiction. Tout s’imbrique, tout se mélange, et c’est ça la force du cinéma de Safi Faye, ne pas se fermer à un genre. En reprenant le cœur de l’œuvre, soit le personnage de Mossane, c’est un film féministe à nos yeux [6]. Ce serait omettre que Safi Faye a toujours écarté cet adjectif de son travail. Car la culture en Afrique, et la place des femmes dans certaines ethnies, ne sont pas les mêmes qu’en Occident. « Le peuple Sérère est un peuple matriarcal où la femme a plus d’importance que l’homme » précise Safi Faye dans la note d’intention laissée lors de la présentation de Grand-père, raconte-nous… à Cannes Classics en 2018, comme pour dissiper tout malentendu.

« Si elle avait été un homme elle n’aurait pas eu la même carrière » estime aussi Catherine Ruelle. À cause de querelles de production, il lui fallut huit ans pour produire Mossane. Depuis, Safi Faye s’est mise en retrait du cinéma, et n’apparaît publiquement qu’à l’occasion de la présentation de ses films en festivals, encore trop rarement programmés. Si elle ne s’est jamais épanchée publiquement sur ce silence cinématographique qui dure depuis maintenant presque 25 ans, son retour sur la scène culturelle pourrait être prochain. En 2018, elle annonce aux Cahiers du Cinéma travailler sur un nouveau projet de long-métrage tout en archives. Un film-somme sur sa vie « avant 1968 ». Avant le cinéma. Avant qu’elle ne devienne un symbole pour le cinéma africain, et toute une génération de femmes cinéastes et documentaristes au Sénégal. Le grand drame de la carrière de Safi Faye reste finalement que ses œuvres sont aujourd’hui difficilement trouvables. Des copies rares, peu visibles en France, encore moins en Afrique. Jackie Buet est la première à avoir cherché à réhabiliter son travail auprès du grand public en organisant sa première rétrospective en 1998. « Comme pionnière du cinéma africain au féminin, elle est une exploratrice et a montré la voie », nous précise-t-elle. « C’est un modèle pour les jeunes femmes africaines. Tous les deux ans, elle se rend au Fespaco pour les rencontrer et partager son expérience. » Le Festival de Créteil la célèbre de nouveau en 2010, lors d’une édition consacrée aux femmes africaines. La masterclass donnée à l’occasion par Safi Faye est d’ailleurs toujours visible sur Internet. Un document rare, où l’on sent l’émotion de la cinéaste mais aussi à quel point il est difficile pour elle d’évoquer son œuvre en réunion : « Je travaille dans mon coin, j’envoie mes films… J’ai toujours estimé que mon travail appartenait au public. » Si ces trois longs-métrages ont été restaurés ces dernières années, aucune ressortie de son œuvre n’a été pour l’instant annoncée. Reste donc aujourd’hui à espérer que des distributeurs aient à cœur de faire redécouvrir les œuvres lumineuses, engagées et essentielles de Safi Faye. La bouteille à la mer est lancée.

Safi Faye dans le film de Jean Rouch Petit à petit (1968-71) © Les Films de la Pléiades
1. Regards de femmes, de Michel Amarger (2005) : propos de Safi Faye recueillis à l’occasion du Festival des cinémas d’Afrique du pays d’Apt en novembre 2004.
2. « Safi Faye, l’Afrique universelle : Entretien avec Safi Faye », par Nicholas Elliott. Cahiers du Cinéma n° 747- Septembre 2018, p.90
3. Safi Faye, citation extraite de sa masterclass au Festival de films de femmes de Créteil en 2010.
4. Entretien avec Safi Faye par Guy Hennebelle et Catherine Ruelle, Cinémaction n°3 : Cinéastes d’Afrique noire (1978), p. 64.
5. Cahiers du Cinéma, N°747, Septembre 2018.
6. Peut-être à mettre aujourd’hui en parallèle de ce qu’on définit comme le regard féminin au cinéma.

À écouter :

Silence ! Elles tournent – Tigritudes : Madeline Anderson, Safi Faye, Leïla Kilani

À l’occasion de la programmation Tigritudes au Forum des images, Esther Brejon et son invitée la cinéaste Valérie Osouf – qui a conçu cette programmation avec la cinéaste Dyana Gaye – évoquent trois films de réalisatrices du cinéma panafricain : Integration Report 1 de Madeline Anderson (1960), Lettre paysanne de Safi Faye (1975) et Sur la planche de Leïla Kilani (2011).

Revus & Corrigés N°10 – Printemps 2021

HISTOIRE(S) DE CINÉMAS D’AFRIQUE(S)

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