Satyajit Ray, conteur bengali

Si Satyajit Ray est considéré comme le plus grand réalisateur de l’histoire du cinéma indien, ce sont souvent les mêmes titres de sa filmographie qui sont évoqués, et notamment Charulata (1964). Un coffret vidéo nous fait redécouvrir ce chef-d’œuvre, mais aussi cinq autres de ses films parfois plus méconnus.

Djibril Diop Mambéty, soleil éphémère

C’est l’histoire d’un homme qui n’aura réalisé que deux longs-métrages mais dont l’œuvre a bousculé les règles cinématographiques et la forme esthétique. C’est l’histoire d’un premier film incompris et d’un cinéaste qui s’arrêta de filmer pendant 20 ans. Disparu à 43 ans, Djibril Diop Mambéty compte certainement parmi les maîtres du cinéma sénégalais et africain.

David Simon, le vote de Sisyphe

Vingt ans après la sortie de la très marquante série The Wire, David Simon signe une nouvelle mini-série politique, We Own this City. David Simon se situe dans la lignée de ces grands cinéastes qui, tels Frank Capra, John Ford, ou Alan J. Pakula, ont questionné à travers leurs films les modes de pouvoir aux États-Unis. Pourtant, dans les séries qu’il a créées, cet ancien journaliste est allé le premier là où peu s’aventuraient.

Natalie Wood, la cassure et l’effondrement

S’il fallait un visage pour incarner le Breakdown au cinéma, ce serait le sien. Dans les années 1960, Natalie Wood tourne trois films magistraux où l’effondrement tient un rôle capital. Mise en regard de La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan (1961), Daisy Clover de Robert Mulligan (1965) et Propriété interdite de Sydney Pollack (1966), à l’occasion de la rétrospective que lui consacre l’Institut Lumière du 20 janvier au 27 février 2022.

50 ans de publicité bancaire en vidéo

En un demi-siècle de spots publicitaires à la télévision, les banques françaises ont reflété les évolutions de la société française et de ses préoccupations. À l’heure où l’aura du petit écran semble s’éteindre, que reste-t-il de ces pubs qui ont marqué plusieurs générations de Français ? Petit catalogage des productions qui ont marqué cette histoire audiovisuelle.

Hollywood Breakdown en 100 films (1959-1969)

L’idée d’Hollywood Breakdown correspond à un moment du cinéma américain mal identifié, quelque part entre la fin des années 1950 et la fin des années 1960. Avant ce que conventionnellement, on appelle le Nouvel Hollywood. Il y a dans ces années-là un corpus de film, assez imposant si l’on accepte de les réunir malgré leurs différences, mettant en scène un mal être profond qui gagne les États-Unis et remet en question l’American Way of Life.

VIENS ET VOIS (de loin)

La sortie du documentaire d’Éleonore Weber, Il n’y aura plus de nuit, constitué d’images vidéo de caméras d’hélicoptères de combat ayant fuité sur Internet, pose plusieurs questions fascinantes, pour le spectateur, sur le rapport à l’image de la guerre, et la distanciation. Un objet de cinéma hors du commun, paradoxalement constitué d’images non-cinéma, au centre d’une réflexion sur l’image-guerre particulièrement prégnante depuis l’émergence des drones.

Mémoires du cinéma libanais

Mémoires du cinéma libanais

Pour certains, c’est le plus européen des pays du Proche-Orient. L’un des plus cinéphiles aussi, depuis l’ouverture en 1919 de sa première salle, le Cosmograph. Aujourd’hui encore, malgré les difficultés que traverse le pays, endeuillé depuis des mois par une crise sociale et politique que la situation sanitaire n’a fait qu’empirer, le cinéma libanais reste vif. Mais si l’on regarde en arrière, la plaie pas tout à fait refermée de la Guerre Civile (1975-1990) obscurcit les souvenirs. Comment retrouver la mémoire du cinéma libanais ?

Andreï Kontchalovski, métamorphoses du renard

Triple actualité pour le cinéaste russe : auréolé du Prix spécial du Jury à la dernière Mostra de Venise pour son dernier film Dear Camrades (encore inédit en France), Andrei Kontchalovski se voit honoré d’une rétrospective à la Cinémathèque française (du 14 septembre au 17 octobre) et gratifié d’une journée spéciale à la Cinémathèque de Toulouse le 17 septembre, et ce quelques jours avant la sortie (le 21 octobre) de son avant dernier film, tourné en Italie, Michel Ange, biopic consacré au célèbre sculpteur. Occasion de faire le point sur la carrière foisonnante du cinéaste, l’un des très rares réalisateurs à avoir partagé sa carrière entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis, de ses fresques épiques soviétiques aux productions Cannon Films, en passant par ses satires sociales.

Le retour de Léonide Moguy

Auteur de documentaires en Union soviétique, de films américains pendant la Seconde Guerre mondiale, et surtout de grands mélodrames sociaux dans la France du Front Populaire puis de l’après-guerre, Léonide Moguy a disparu des souvenirs de nombreux cinéphiles. Une mémoire ravivée en février 2020 par la Cinémathèque française à l’occasion d’une rétrospective, reprise début septembre.

20 ans après LES YEUX DANS LES BLEUS, Le documentaire sportif existe-t-il toujours ?

Le 12 juillet 1998, l’équipe de France de football devient championne du monde. Vingt ans plus tard, elle l’est à nouveau. Entre-temps, la manière de mettre en scène et de médiatiser le sport et ses protagonistes a radicalement changé. Pour observer ce phénomène socioculturel, le point d’ancrage le plus parlant reste ce documentaire aussi jubilatoire qu’exhaustif qu’est Les Yeux dans les Bleus.

Les Films Corona, le virus du succès – 30 ans de grands classiques

Confinement oblige, les chaînes de télévision bousculent leurs grilles de programmes. Dimanche 22 mars, au générique de La Grande vadrouille apparaît la mention « Les Films Corona » ! Un nom qui en a surpris plus d’un en cette période particulière et qui s’avère pourtant être celui de l’une des plus importantes sociétés de production du cinéma français, co-fondée en 1955 par Robert Dorfmann.

Les derniers hommes

Alors que deux films post-apocalyptiques devaient prochainement sortir, Sans un bruit 2 de John Krasinski et Light of my Life de Casey Affleck, leur actualité fictive de fin du monde s’est confrontée à la véritable actualité – le film de Krasinski étant d’ailleurs reporté à une date ultérieure. Avec la politique de confinement qui se profile, la question du genre post-apocalyptique se pose de nouveau, pas tant sur l’idée de fin du monde en elle-même que plutôt sur l’après, entre la survie des derniers hommes de l’humanité et l’idée d’un monde nouveau à reconstruire… s’il en vaut la peine

Delon et Schneider intemporels dans LA PISCINE (1969) de Jacques Deray

Le 22 février a eu lieu la remise du Prix Jacques Deray à l’Institut Lumière. Le cinéaste fût pendant plusieurs années le vice-président et en son honneur, chaque année depuis 2005, un prix est décerné pour un film policier français. Roubaix, une lumière, d’Arnaud Desplechin, succède ainsi à d’autres oeuvres importantes du genre réalisées ces dernières années comme En liberté, L’Affaire SK1, Polisse, Ne le dis à personne, De battre mon coeur s’est arrêté, 36 quai des orfèvres… À cette occasion, il fallait revenir sur le film le plus emblématique de Jacques Deray (sans nul doute son meilleur) ressorti en salle à l’automne dernier.

Eastwood à fleur de peau

À bientôt quatre-vingt-dix ans – précisons-le en toutes lettres pour bien s’en rendre compte – Eastwood sort son nouveau film, Le Cas Richard Jewell. De nouveau, il s’est retiré de devant la caméra, faisant de son précédent long-métrage La Mule une ultime borne comme œuvre dans une carrière d’acteur-réalisateur. Et surtout, l’épiphanie de comment Eastwood s’est filmé lui-même, portant sur son visage vieilli cinquante ans d’Amérique.

Le Roman Porno, millésime de l’érotisme japonais

Films érotiques japonais des années 1970, les Roman Porno ont été édités par Elephant Films dans un coffret les réunissant avec une nouvelle vague de films récents du même acabit, produits par la Nikkatsu, pour une plongée dans des représentations troubles, sulfureuses, déviantes, mais fascinantes de la sexualité au sein d’œuvres parfois remarquables.

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