Catégorie : Dossiers

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Jean Dréville, une épopée française

Qui, aujourd’hui, se souvient vraiment de Jean Dréville et de ses films, si ce n’est quelques membres précieux de la tribu cinéphile ? Son nom évoque quelques productions fastess, dont La Fayette, film le plus cher du cinéma français , ainsi qu’une série de films de guerre. Dréville porte avec lui tout un monde de cinéma des années 1930 aux années 1950, une « qualité française » plus originale et inventive que ce qu’on aime croire à ce sujet – une œuvre qui a même été parfois avant-gardiste.

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Hal Hartley et sa Long Island Trilogy, pilier oublié du cinéma indépendant américain

À découvrir en salles, la rétrospective Hal Hartley permet de ressusciter (provisoirement ?) un cinéaste aujourd’hui un peu oublié, qui a pourtant contribué aux belles heures du cinéma indépendant américain des années 90. Concentrée sur ses trois premiers films, The Unbelievable Truth (1989), Trust Me (1991) et Simple Men (1992), constituant The Long Island Trilogy

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Retour sur L’Étrange Festival 2019, 25 ans d’un autre genre de cinéma

Cette année, L’Étrange Festival célébrait en grande pompe ses 25 ans. Un quart de siècle placé sous le signe d’un regard autre sur le cinéma, la recherche de l’inconnu, du marginal, de l’expérimental. Le programme de cette année aura donc été dense et éclectique, électrisant même, avec en prime 25 films choisis par 25 invités, l’occasion de redécouvrir un autre genre de patrimoine.

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Une histoire du film de sous-marin

À quelques semaines d’intervalles, deux films de sous-marin, Le Chant du loup et Kursk, redonnent une actualité au genre. Le premier remet au goût du jour le thème atomique, quand le second aborde la tragédie du Kursk, survenue le 12 août 2000 et ayant entraîné la disparition de 118 marins russes. Deux films qui reprennent la dimension phobique propre au genre, où la guerre de la démesure côtoie un secret silencieux. Un sous-genre à part entière avec sa propre histoire, creusé à travers deux concepts précis : l’objet – le vaisseau lui-même –, et la peur d’en être prisonnier. Un cinéma immersif, au sens propre.

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Sergio Leone, consensus cinéphile ?

Plus que tout autre, Sergio Leone semble aujourd’hui représenter un pôle d’aimantation cinéphile, non seulement transgénérationnel mais aussi agrégateur d’affinités variées. Leone plaît au grand public comme aux cinéphiles exigeants. C’est l’œuvre d’un cinéaste transfuge du cinéma d’exploitation italien vers la reconnaissance internationale, de films qui synthétisent, en citations ou en contradictions, ce qui a été fait avant, puis qui irriguent ce qui se fera après.

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The Dark Knight et l’Amérique great again

Au moment où The Dark Knight sortait, durant l’été 2008, un peu moins de sept ans le séparait des attentats du 11 septembre 2001. Le film de Christopher Nolan marquait une transition hollywoodienne vers un nouveau monde de terrorisme et d’ordre sécuritaire. Au travers de l’obscurité du Batman se taillaient différents visages de l’Amérique, une variation infinie de dédoublements, qui, déséquilibre faisant, engendrent et recyclent leur propre chaos.

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Festival des 3 Continents : Au rendez-vous des films rares

Mettant à l’honneur des cinématographies d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine, le Festival des 3 Continents se tenait il y a un mois à Nantes. C’est l’un de ces moments rares où on se souvient avoir vu des films qu’on ne reverra (peut-être) plus jamais, ailleurs. Il y a les films de compétition et autres avant-premières, souvent sans distributeurs français. Et il y a les rétrospectives. Retrouver un film perdu au fin fond de l’Argentine, sauvegarder une copie abimée d’un film africain, constater la disparition d’un film coréen est le quotidien d’un programmateur aux Trois Continents. Chronique d’un festival archéologue.