Au programme du Festival Lumière 2020

La 12e édition du rendez-vous cinéphile lyonnais par excellence vient d’annoncer sa programmation qui s’étendra du 10 au 18 octobre, enrichie cette année par les œuvres qui avaient été sélectionnées pour le Festival de Cannes. Après Francis Ford Coppola l’an dernier, l’honneur revient aux frères Dardenne de recevoir le prix Lumière, qui viendront aux côtés de nombreux autres invités pour partager leur passion du cinéma dans la ville des frères Lumière.

Ida Lupino définit l’innommable avec OUTRAGE (1950)

Connue avant tout pour son talent d’actrice, la sortie restaurée le 9 septembre d’Outrage, le troisième film d’Ida Lupino distribué par le Théâtre du Temple, nous permet de redécouvrir également son travail en tant que réalisatrice et productrice. Un film fort tentant de traiter de l’indicible (le viol et ses conséquences) au sein d’un Hollywood encore censuré par le code Hays.

LA POURSUITE IMPITOYABLE (1966), quand Arthur Penn passe de la meute à l’émeute

À quel moment une foule qui demande justice dérape et jusqu’où peut-elle aller, abreuvée de fantasmes à s’en assoiffer de sang ? C’est la question que nous pose Arthur Penn avec La Poursuite impitoyable, qui replace un Marlon Brando admirable en ultime rempart de la loi, abandonné au milieu d’une ville hystérique à l’arrivée d’un évadé présumé coupable, incarné par Robert Redford. Un samedi soir sous haute tension aussi fiévreux que glaçant, et qui n’épargne rien… ni personne.

Kirk Douglas roi du ring dans LE CHAMPION (1949)

Le 20 février 2020, Kirk Douglas tirait sa révérence à 103 ans, un âge tout aussi légendaire que la carrière qu’il s’est forgée sur le grand écran. La première pierre posée à l’édifice de son monument est sans aucun doute Le Champion de Mark Robson édité en DVD et Blu-ray chez Rimini Éditions et dans lequel l’acteur y incarne un boxeur plus vrai que nature. Un rôle qui lui va comme un gant, notamment à cause de son profil d’outsider transcendant un Kirk Douglas qui a connu un début de vie difficile et est parvenu à se hisser hors d’une misère sociale à la seule force des bras.

Au programme de l’Étrange Festival 2020

Les amateurs de films bizarres et tordus devraient se rassasier encore cette année avec cette nouvelle édition de l’Étrange festival qui, à plus d’un titre, détient une saveur particulière pour Revus & Corrigés, avec la présence dans ses fameuses pépites de Piège pour Cendrillon, d’André Cayatte !

Voyage à travers le cinéma des années 80 et 90 avec Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat

Retour sur le cinéma des années 1980 et 1990, avec Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat, fondateurs et co-fondateurs de Première et Studio Magazine, nous partageant leur aventure commune avec leurs principaux protagonistes, qu’ils soient comédiens, réalisateurs, producteurs ou agents. Un parcours au-delà des frontières croisant aussi bien Alan Parker, George Miller, Sergio Leone, Steven Spielberg ou Federico Fellini et où les relations humaines basées sur la passion, la confiance et l’amitié ont su écrire une page marquante de l’histoire de la presse cinéma.

« QUELLE JOIE DE VIVRE a une envergure plus importante que Le Dictateur » – Entretien avec Denitza Bantcheva

Inédit en salles depuis 2012, Quelle joie de vivre, malgré son sujet et son casting, reste l’un des films les plus méconnus de son réalisateur, René Clément. Denitza Bantcheva, critique et autrice de livres sur le cinéma, administratrice de la Fondation René Clément et directrice de son comité Cinéma, nous apporte son éclairage sur ce film, ainsi que sur le statut de cette formidable satire dans l’œuvre du cinéaste, en salles ce mercredi 5 août 2020.

MYSTERY MEN (1999) – Super zéros cinematic universe

Bien avant les récentes bandes de super héros sabordées par leurs propres studios, il existait ce savoureux OVNI foutraque qu’est Mystery Men. Le film de Kinka Usher vaut encore et surtout pour l’assemblage improbable et très sympathique qu’il représente à l’écran, retournant le schéma éculé aujourd’hui du héros-concept en mettant en avant l’humain, si dénué de talent soit-il, derrière le costume et parvient, dans un n’importe quoi assumé, à trouver un curieux équilibre entre désir d’anti-système et blagues de prout.

« Bob supportait le poids du monde sur ses épaules » – Entretien avec Bruce Weber et Carrie Mitchum

Documentaire magnétique et un peu à part, Nice Girls Don’t Stay for Breakfast, tente une incursion dans l’intime et le quotidien du géant Robert Mitchum. Son réalisateur, le photographe Bruce Weber, qui avait jadis fait le portrait de Chet Baker dans Let’s Get Lost, concrétise avec la sortie de son film une étonnante relation avec l’acteur impénétrable. Cette quête l’a élégamment rapproché de Carrie Mitchum, petite fille de Bob, qui témoigne dans le documentaire et révèle une facette fragilisée de son grand-père.

THE BLUES BROTHERS (1980) – Black and White

Difficile de trouver un film dont le capital sympathie est plus fort que celui des Blues Brothers de John Landis. Il fait aujourd’hui partie des incunables, de ces œuvres cultes du cinéma américain des années 80, qu’on se plaît à voir, revoir, à partager avec les jeunes générations, notamment avec cette édition célébrant son 40e anniversaire.

MISSISSIPPI BURNING (1988) – Justice et ségrégation

Puisqu’on parle beaucoup ces temps-ci – et à raison – de racisme et de violences policières, c’est peut être l’occasion de se replonger dans Mississipi Burning d’Alan Parker. Un film de flics, tentant de rétablir une justice dans une Amérique où l’inégalité, la ségrégation, et donc, le racisme et la violence, sont la norme. Cela s’est passé dans le Sud des États-Unis, il n’y a pas si longtemps…

WINGS OF HOPE (1998) – L’échappée belle

Documentaire réalisé pour la télévision en 1998, Wings of Hope revient sur le crash du vol LANSA 508 en pleine forêt amazonienne, le 24 décembre 1971. Juliane Koepcke, jeune Allemande expatriée au Pérou alors âgée de dix-sept ans, fut la seule survivante des quatre-vingt douze passagers de l’avion, parmi lesquels ses deux parents. Plus de vingt-cinq ans plus tard, elle retourne avec Werner Herzog sur les lieux de l’accident et refait avec lui l’incroyable marche qu’elle effectua, seule dans la jungle pendant plus de dix jours, avant d’être secourue par trois indigènes aux abords d’une rivière.

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