Mémoires du cinéma libanais

Mémoires du cinéma libanais

Pour certains, c’est le plus européen des pays du Proche-Orient. L’un des plus cinéphiles aussi, depuis l’ouverture en 1919 de sa première salle, le Cosmograph. Aujourd’hui encore, malgré les difficultés que traverse le pays, endeuillé depuis des mois par une crise sociale et politique que la situation sanitaire n’a fait qu’empirer, le cinéma libanais reste vif. Mais si l’on regarde en arrière, la plaie pas tout à fait refermée de la Guerre Civile (1975-1990) obscurcit les souvenirs. Comment retrouver la mémoire du cinéma libanais ?

manuel chiche

Revus & Confinés, le live #11

Le reconfinement nous invite de nouveau, tous les vendredis à interroger les professionnels du cinéma, qui rencontrent, comme nous, de grands changements dans leurs activités et de nouveaux enjeux. Sur YouTube et sur Facebook, le rendez-vous est donné.

Toi l’étranger… Toni, de Jean Renoir (1935)

Janvier 1931, aux abords de Martigues, le cadavre d’un manœuvre italien est retrouvé dans un champ. La femme de celui-ci et son amant sont arrêtés et, après avoir chacun déclaré être l’auteur du meurtre, s’accusent mutuellement. Ce sordide fait divers dans le milieu des travailleurs émigrés tiendra en haleine pendant plusieurs semaines les journaux locaux, mais va surtout se révéler être une opportunité inespérée pour Jean Renoir. Une virée au plus près du réel dans une nouvelle restauration et édition Gaumont.

NATALIE WOOD : WHAT REMAINS BEHIND : rencontre avec Laurent Bouzereau

Le Français Laurent Bouzereau a une longue et impressionnante carrière de réalisateur de documentaires sur l’histoire du cinéma et de making-ofs exhaustifs sur de grandes productions hollywoodiennes. Au Festival Lumière, il présentait son dernier-né, Natalie Wood : What Remains Behind, revenant sur le destin tragique de l’actrice, disparue en 1981 à l’âge de 43 ans dans des circonstances incertaines. En retraçant sa carrière et sa vie privée, avec l’aide de sa famille, ses collègues et amis, le documentaire plonge dans une histoire de cinéma hors-norme. Et rajoute un grand nom à la filmographie de son auteur, passé par Steven Spielberg, George Lucas, James Cameron, William Friedkin…

« Ce n’est pas le film policier qui est dépassé, mais le genre » – Entretien avec le producteur de POLICE

Début septembre, la cinéaste Anne Fontaine ajoutait son film Police avec Virginie Efira, Omar Sy et Grégory Gadebois à la longue lignée de long-métrages sur le monde policier dans le cinéma français. Rencontre avec son producteur Philippe Carcassonne sur l’approche du sujet et du genre policier ainsi que son évolution au fil des réalisateurs et des décennies.

Andreï Kontchalovski, métamorphoses du renard

Triple actualité pour le cinéaste russe : auréolé du Prix spécial du Jury à la dernière Mostra de Venise pour son dernier film Dear Camrades (encore inédit en France), Andrei Kontchalovski se voit honoré d’une rétrospective à la Cinémathèque française (du 14 septembre au 17 octobre) et gratifié d’une journée spéciale à la Cinémathèque de Toulouse le 17 septembre, et ce quelques jours avant la sortie (le 21 octobre) de son avant dernier film, tourné en Italie, Michel Ange, biopic consacré au célèbre sculpteur. Occasion de faire le point sur la carrière foisonnante du cinéaste, l’un des très rares réalisateurs à avoir partagé sa carrière entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis, de ses fresques épiques soviétiques aux productions Cannon Films, en passant par ses satires sociales.

Au programme du Festival Lumière 2020

La 12e édition du rendez-vous cinéphile lyonnais par excellence vient d’annoncer sa programmation qui s’étendra du 10 au 18 octobre, enrichie cette année par les œuvres qui avaient été sélectionnées pour le Festival de Cannes. Après Francis Ford Coppola l’an dernier, l’honneur revient aux frères Dardenne de recevoir le prix Lumière, qui viendront aux côtés de nombreux autres invités pour partager leur passion du cinéma dans la ville des frères Lumière.

Ida Lupino définit l’innommable avec OUTRAGE (1950)

Connue avant tout pour son talent d’actrice, la sortie restaurée le 9 septembre d’Outrage, le troisième film d’Ida Lupino distribué par le Théâtre du Temple, nous permet de redécouvrir également son travail en tant que réalisatrice et productrice. Un film fort tentant de traiter de l’indicible (le viol et ses conséquences) au sein d’un Hollywood encore censuré par le code Hays.

LA POURSUITE IMPITOYABLE (1966), quand Arthur Penn passe de la meute à l’émeute

À quel moment une foule qui demande justice dérape et jusqu’où peut-elle aller, abreuvée de fantasmes à s’en assoiffer de sang ? C’est la question que nous pose Arthur Penn avec La Poursuite impitoyable, qui replace un Marlon Brando admirable en ultime rempart de la loi, abandonné au milieu d’une ville hystérique à l’arrivée d’un évadé présumé coupable, incarné par Robert Redford. Un samedi soir sous haute tension aussi fiévreux que glaçant, et qui n’épargne rien… ni personne.

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