Djibril Diop Mambéty, soleil éphémère

C’est l’histoire d’un homme qui n’aura réalisé que deux longs-métrages mais dont l’œuvre a bousculé les règles cinématographiques et la forme esthétique. C’est l’histoire d’un premier film incompris et d’un cinéaste qui s’arrêta de filmer pendant 20 ans. Disparu à 43 ans, Djibril Diop Mambéty compte certainement parmi les maîtres du cinéma sénégalais et africain.

Une histoire de cinéma – Henri Verneuil, une certaine idée du cinéma populaire

Qui était Henri Verneuil ? Roi du box-office qui a fait tourner les plus grandes stars, le plus américain des réalisateurs français a traversé le cinéma durant près de cinquante ans. A l’occasion de la sortie en DVD/Blu-Ray de I… comme Icare et Mille milliards de dollars, édités chez Gaumont, Antoine Jullien vous raconte comment le cinéaste a su s’investir dans des œuvres plus ambitieuses qui, si elles n’ont pas eu l’impact espéré en leur temps, méritent aujourd’hui d’être redécouvertes. 

Bandes de féministes : les femmes en action sur Tënk

De la solitude du foyer domestique à la découverte d’une sororité militante par le biais de groupes de parole ou de manifestations, la collection « Bandes de féministes », disponible sur Tënk jusqu’au 31 juillet, montre en sept documentaires franco-québécois l’effervescence des revendications féministes dans les années 70 et 80. Favorisés par l’émergence de la caméra vidéo portable, ces films témoignent de manière exceptionnelle du vécu des femmes à l’époque où la libération est encore loin d’être acquise.

Silence ! Elles tournent – Lina Wertmüller, la satiriste du cinéma italien

À l’occasion de la sortie en salles de Les Basilischi (1963), le premier film de Lina Wertmüller, Esther Brejon a invité Paola Palma, historienne du cinéma, chercheuse et enseignante à l’École du Louvre, à discuter de cette réalisatrice incontournable du cinéma transalpin. Méconnue des cinéphiles français mais admirée aux États-Unis, elle a été couronnée d’un Oscar d’honneur en 2019 pour l’ensemble de sa carrière.

Lina Wertmüller est une des représentantes de l’âge d’or de la comédie à l’italienne, genre principal de ses films dans lesquels elle dézingue la société italienne dans son ensemble, machos, mafieux, capitalistes et fascistes. En plus de 40 ans, elle a réalisé une vingtaine de longs-métrages, tous plus hilarants, satiriques et décapants les uns que les autres.

Le Festival international du film d’animation d’Annecy

Du 13 au 18 juin 2022, se tient à Annecy le Festival international du cinéma d’animation. À l’occasion de notre prochain numéro consacré à l’histoire du cinéma d’animation, Revus & Corrigés est partenaire de l’édition 2022 du FIFA. Au cours de trois épisodes, Pierre Charpilloz part à la rencontre de nombreux acteurs du festival, comme son Président Dominique Puthod ou encore le cinéaste Michel Ocelot et de nombreux spécialistes et historiens.

David Simon, le vote de Sisyphe

Vingt ans après la sortie de la très marquante série The Wire, David Simon signe une nouvelle mini-série politique, We Own this City. David Simon se situe dans la lignée de ces grands cinéastes qui, tels Frank Capra, John Ford, ou Alan J. Pakula, ont questionné à travers leurs films les modes de pouvoir aux États-Unis. Pourtant, dans les séries qu’il a créées, cet ancien journaliste est allé le premier là où peu s’aventuraient.

LA MAMAN ET LA PUTAIN (1973), enfin

Le 17 mai dernier, la sélection Cannes Classics du Festival de Cannes s’ouvrait sur la projection de La Maman et la Putain de Jean Eustache, le secret le mieux gardé de la cinéphilie française. En 1973, Jean Eustache présentait son film sur la Croisette. Film provoquant et instinctif, le Grand prix du Jury qui lui est accordé nourrit la légende en train de s’écrire d’un film qui sera par la suite longtemps bloqué et dont nous découvrons aujourd’hui la version restaurée.

Festival de Cannes – La Sélection Cannes Classics

Pierre Charpilloz continue son tour des festival de cinéma avec le plus grand festival international, le Festival de Cannes. Du 17 au 27 mai 2022,  s’est tenue comme chaque année sur la Croisette la sélection Cannes Classics, moment patrimoine du Festival de Cannes. On y croise Gérald Duchaussoy, responsable de la sélection, et Julie Bertucelli, venue présenter son documentaire sur Jane Campion.

VARIETY (1983), masculin féminin

Bouleversant les codes du film noir, Bette Gordon aborde le milieu de la pornographie dans le New York des années 80, lugubre et étincelant de néons. Entre voyeurisme et exhibitionnisme, Variety porte un regard féminin affranchi sur cet univers toujours au cœur des débats.

Cannes Classics : L’ADVERSAIRE (1970) de Satyajit Ray

Avec L’Adversaire (1970), présenté dans la sélection Cannes Classics de cette 75e édition du Festival de Cannes, Satyajit Ray passe du film noir à la comédie, du cinéma-vérité au fantastique, pour décrire le trouble de ce jeune étudiant confronté au monde du travail, des adultes et de la ville, dans une Calcutta noyée entre le conservatisme et la modernité.

Romy, femme libre – Entretien avec Lucie Cariès

Sélectionné à Cannes Classics lors de cette 75e édition du Festival de Cannes, le documentaire de Lucie Cariès restaure le regard posé sur Romy Schneider, depuis trop longtemps uniquement perçue comme brisée par la perte de son fils. 40 ans après sa disparition, on admire avec ce documentaire une comédienne lumineuse, ambitieuse et libre.

Silence ! Elles tournent – Larissa Chepitko, élégie soviétique

À l’occasion de la sortie vidéo de L’Ascension par Potemkine Films, Esther Brejon a invité Joël Chapron pour discuter de Larissa Chepitko, réalisatrice soviétique née en Ukraine, qui a réalisé une œuvre puissante et audacieuse, composée de courts-métrages, longs-métrages et téléfilms. L’Ascension est un chef-d’œuvre de film de guerre en noir et blanc sur la Seconde Guerre mondiale, lauréat de l’Ours d’or à Berlin.

Une histoire de cinéma – John Huston, l’aventurier désinvolte du cinéma

John Huston a été un cinéaste prolifique. Plus de 40 films sur plus de quatre décennies. Ce passionné de chevaux et de peinture a toujours su garder sa liberté, même au prix de certaines compromissions. À l’occasion de la sortie en DVD/Blu-Ray de Moulin Rouge et African Queen, édités par Studio Canal, Antoine Jullien vous raconte ces deux aventures cinématographiques majeures dans la carrière d’un réalisateur qui a toujours su être lucide face à la nature humaine.  

SOLO (1970), l’amertume du monde qui ne bouge pas

Tourné au lendemain de Mai-68, Solo montre une jeunesse dont la seule réponse à l’hypocrisie ambiante des dernières années de De Gaulle est la violence. Trublion inclassable du cinéma français, Jean-Pierre Mocky poursuit, tout au long des années 1960, une esquisse implacable de cette société française coincée, avec Solo comme paroxysme.

JE SUIS UN AVENTURIER (1954), Super Mann

Les cinq westerns qu’Anthony Mann a tourné avec James Stewart ont réfléchi un Ouest âpre, violent et propice aux personnages de sociopathes. Je suis un aventurier, réalisé en 1954, ne déroge pas à la règle, tout en offrant les paysages majestueux du grand Nord et de la frontière avec le Canada.

LA RÈGLE DU JEU (1939), l’ours et le lapin

Sorti à la veille de la Seconde Guerre mondiale, LA RÈGLE DU JEU a bousculé la France de 1939 à la fois par son extrême lucidité sur la société et son aspect de théâtre bouffon des vanités. Le film a maintenant un statut de chef-d’œuvre visionnaire qui cache peut-être les marques de sa fabrication douloureuse et la grandeur du Jean Renoir comédien.

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