Quel avenir pour la presse indépendante cinéma ?

En cette rentrée 2022, nous avons adressé, avec Cinemateaser et dix autres titres de la presse cinéma, une lettre au CNC et au Ministère de la culture pour leur faire part de l’urgence financière et économique dans laquelle nous nous trouvons. La presse, dernier maillon de la chaîne de l’industrie du cinéma, est encore plurielle, mais la crise que nous traversons menace son indépendance et sa diversité.

Le festival des 3 continents à Nantes

Du 18 au 27 novembre 2022, se tient à Nantes la nouvelle édition du Festival des 3 continents. Sur deux épisodes, Pierre Charpilloz parcourt les espaces de ce festival qui depuis plus de 40 ans nous invite à poser d’autres regards sur le cinéma et notre monde à travers une sélection de films de fiction et de documentaire d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

Une histoire de cinéma – Autour de minuit : quand le cinéma s’accorde au jazz

Le jazz et le cinéma ont mis du temps avant de trouver une relative harmonie. D’abord méprisé par Hollywood, ce genre musical majeur issu de la culture noire va véritablement prendre son essor sur pellicule à la fin des années 50. C’est un cinéaste français, Bertrand Tavernier, qui le premier va réussir à évoquer l’essence même du jazz dans Autour de Minuit, qui ressort en salles le 16 novembre. Jazz et cinéma s’interpellent et se répondent l’un l’autre, dans un grand morceau nourri d’improvisations et de ruptures. 

Ordet (1955), le miracle

Ordet fait partie de ses films intimidants, dont on connait le titre sans l’avoir vu. Cette ressortie par Capricci dans une très belle copie restaurée permet ainsi de découvrir le film pour ce qu’il est, un des plus grands films sur la présence du sacré, à la fois intime, pudique et majestueux.

Louis Malle, inclassable rebelle

Louis Malle aurait eu 90 ans cette année. Il était célébré en octobre lors de l’édition du Festival Lumière de Lyon 2022. Il est également l’objet d’une rétrospective en salles en deux parties, sous la houlette de Malavida, pour tenter d’appréhender le mystère d’une carrière extrêmement riche pour les uns, hétéroclite pour les autres – et sans équivalent dans le cinéma français. Rendez-vous dans toute la France dès le 9 novembre pour la première partie de six films de cette rétrospective.

Silence ! Elles tournent ! – Patricia Mazuy, là où on ne l’attend pas

Alors que le nouveau film de Patricia Mazuy, Bowling Saturne, est sorti en salles le 26 octobre, que la maison d’édition Playlist Society a fait paraître un ouvrage consacré à la cinéaste et composé d’un extrait et d’un entretien, et que la Cinémathèque française lui rend hommage avec une rétrospective, Patricia Mazuy est au cœur des événements cinéma de cet automne et répond aux questions d’Esther Brejon sur sa carrière et de ses inspirations.

Silence ! Elles tournent – Mai Zetterling, exploratrice de la condition féminine

A l’occasion du Festival Lumière qui présente les 4 films de fiction de Mai Zetterling (1925-1994), Esther Brejon discute avec Maëlle Arnaud, responsable de programmation de l’Institut et du Festival Lumière de la carrière originale de l’actrice et cinéaste suédoise. Talentueuse et provocante, il est souvent question dans son œuvre de la condition féminine, du prix de la liberté, de sexualité et de la décadence d’une société suédoise qui se tient à l’écart des soubresauts de l’histoire.

Le Diable probablement (1977), inhabitable planète

Dernier film avant L’Argent (1983) sur lequel Robert Bresson terminera sa carrière, Le Diable probablement (1977) suit les vies de jeunes écologistes, de leurs luttes militantes à l’inaction désespérée due au dégoût du monde. Ours d’or au festival de Berlin, le film de Bresson ressort en version restaurée en vidéo chez Gaumont. Texte initialement publié dans Revus & Corrigés n°16 – Gamins à l’écran Sans avoir eu besoin de vivre bien longtemps, Charles, le héros Lire la suite…

Tendres Passions (1983), raviver la flamme

Premier film de James L. Brooks, adapté du roman de Larry McMurtry, Tendres Passions, cochant tous les malheurs et les joies du mélodrame hollywoodien, n’est pas épargné par la critique française, malgré (ou à cause) de ses 5 Oscars. Heureusement, aux États-Unis comme en France, le public suit, alors même qu’il n’y a rien de plus cruel que les parfaits mélodrames.

Super Express 109, a.k.a The Bullet Train (1975), un cinéma catastrophe révolté

Alors que le nouveau Brad Pitt, Bullet Train, est toujours sur les écrans, Super Express 109, également connu sous le titre The Bullet Train, réalisé par Jun’ya Satō, connaît les honneurs d’une sortie vidéo en version intégrale. Produit par la Toei, ce blockbuster, mêlant cinéma catastrophe, policier, social et politique, a marqué au-delà du Japon, influençant plusieurs films d’action américains, jusqu’à en reprendre le titre.

Satyajit Ray, conteur bengali

Si Satyajit Ray est considéré comme le plus grand réalisateur de l’histoire du cinéma indien, ce sont souvent les mêmes titres de sa filmographie qui sont évoqués, et notamment Charulata (1964). Un coffret vidéo nous fait redécouvrir ce chef-d’œuvre, mais aussi cinq autres de ses films parfois plus méconnus.

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