Abbas Kiarostami, l’art de l’enfance.

Évènement repoussé avec la crise sanitaire, le cinéma d’Abbas Kiarostami est enfin de retour en salle. Mais pas que : cette grande rétrospective est accompagnée par des éditions vidéo DVD/Blu-ray, la publication de trois ouvrages, et une exposision au Centre Pompidou à Paris. Le cinéaste iranien, disparu il y a cinq ans, auréolé d’une palme d’or pour Le Goût de la cerise en 1997, est l’auteur d’une œuvre inépuisable qui fut enfin reconnue sur la scène internationale au début des années 1990. Il était alors déjà en activité depuis près de 20 ans, et autant de films réalisés pour le Kanoon, l’Institut pour le développement intellectuel de la jeunesse en Iran. Des films restés longtemps inédits qui ont pour figure principale un visage d’enfant, image originelle qui va imprégner la suite de son œuvre.

Une histoire de cinéma – De sang-froid, de la page à l’écran

En 1966, Truman Capote publie De Sang froid, un best-seller international et un classique de la littérature américaine qui relate l’assassinat d’une famille dans une petite ville du Middlewest. À peine le livre était-il dans les librairies que les studios hollywoodiens s’arrachèrent les droits d’adaptation. Et c’est le réalisateur Richard Brooks qui réussit brillamment à transposer en images les mots de Truman Capote. À l’occasion de la sortie de De sang-froid en DVD Blu-Ray chez Wild Side, Antoine Jullien raconte la genèse de cette tragique histoire criminelle, qui marqua aussi l’avènement du roman vérité.

THE WICKER MAN (1973), soleil trompeur

De retour en salle, le film emblématique de Robin Hardy convie encore et toujours son spectateur à un voyage hors-du-commun dans le cinéma de genre britannique. Le singulier The Wicker Man fait rimer cinéma d’épouvante, comédie musicale et absurde, avec toute la liberté caractéristique des années 1970, dans un pamphlet contre les bonnes mœurs au magnétisme inaltéré.

L’AVVENTURA (1960), naissance du vide

Film emblème de la modernité européenne et acte de naissance du grand œuvre de Michelangelo Antonioni après une première période de recherches et d’expérimentations (La Dame sans Camélia, Le Cri…), L’Avventura ressort enfin en salles de cinéma et déplie une nouvelle fois sous nos yeux son voile de mystère opaque, toujours plus fascinant.

Mauro Bolognini, des histoires italiennes

Quelques éditions vidéo, une rétrospective à la Cinémathèque en novembre 2019 parallèle à la ressortie en salle d’un film insolite du cinéaste, Gran Bollito, ont ravivé le souvenir du cinéaste italien Mauro Bolognini (1922-2001), auteur d’une œuvre conséquente d’une trentaine de films, trop souvent négligée par les cinéphiles. Pour preuve : aucun ouvrage en langue française ne lui avait été consacré jusqu’ici. Après La Rome d’Ettore Scola, Michel Sportisse se penche sur cette filmographie et lui redonne la place qu’il convient de lui accorder, aux côtés des plus grands, Fellini, Visconti, Pasolini ou Antonioni.

De Murnau à Welles – entretien avec Stefan Drössler, directeur du Filmmuseum de Munich

Le rapport entre le cinéma expressionniste allemand et Orson Welles n’est pas qu’esthétique. Les archives du Filmmuseum de Munich, dirigé par Stefan Drössler, particulièrement riches sur ces deux pans de l’industrie, ont contribué à créer ce lien. L’institution bavaroise est au cœur de nombreuses restaurations et occupe une place importante dans la préservation du cinéma mondial.

Silence ! Elles tournent – Sarah Maldoror, pionnière du cinéma africain

Sarah Maldoror fut une réalisatrice touche-à-tout, autrice d’une œuvre forte de plus de 40 films, passionnée de politique, poésie, peinture, jazz. Témoin de la décolonisation dans de nombreux pays comme l’Algérie, l’Angola et la Guinée-Bissau, elle s’est servie de sa caméra pour porter la parole des peuples africains et antillais, en quête d’émancipation et de représentation.

Revue, festivals et panafricanisme

Où en sont les cinémas africains aujourd’hui ? Quels rapports entretiennent-ils avec leur patrimoine ? Quel rôles les festivals africains et internationaux ont-ils joué dans l’émergence des auteurs et des cinématographies locales ? Rencontre avec Claire Diao et Michel Amarger, spécialistes et grands connaisseurs des cinémas africains, co-fondateurs de Awotele, revue panafricaine de cinéma, créée en 2015, pour favoriser l’expression de critiques africains et leur permettre de témoigner sur le terrain.

Une histoire de cinéma – Zulawski, de L’Important c’est d’aimer à Possession

Le cinéaste polonais Andrzej Zulawski n’était pas un réalisateur aimable et ses films, extravagants et tapageurs, ont souvent divisé la critique et le public. Dans ce 6ème épisode, Antoine Jullien examine d’un peu plus près le cas Zulawski à travers ses deux œuvres les plus emblématiques : L’Important c’est d’aimer avec Romy Schneider et Possession édité récemment en Blu-Ray chez Le Chat qui fume.

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