Quel avenir pour la presse indépendante cinéma ?

En cette rentrée 2022, nous avons adressé, avec Cinemateaser et dix autres titres de la presse cinéma, une lettre au CNC et au Ministère de la culture pour leur faire part de l’urgence financière et économique dans laquelle nous nous trouvons. La presse, dernier maillon de la chaîne de l’industrie du cinéma, est encore plurielle, mais la crise que nous traversons menace son indépendance et sa diversité.

LITTLE ODESSA (1994): les débuts d’une odyssée américaine

Premier long métrage de James Gray, Little Odessa est disponible dans une nouvelle édition Blu-ray et DVD depuis le 3 janvier dernier chez Metropolitan Vidéo. Quelques semaines après la sortie de l’une de ses œuvres les plus personnelles Armageddon Time, Little Odessa permet de revenir sur ce qui constituait déjà le coeur de son cinéma : départs et retours, ombres et mirages, aliénation familiale et mélodrame : James Gray, une odyssée américaine.

UNE VIE DIFFICILE (1961): ils se sont aussi tant aimés !

Après Le Trou, de Jacques Becker (1960), Monsieur Klein, de Joseph Losey (1976) et Le Grand Silence, de Sergio Corbucci (1968), au tour d’Une vie difficile de bénéficier d’une édition Hors série dans la stimulante collection Make my day, dirigée par Jean-Baptiste Thoret. Occasion de redécouvrir cette perle finalement méconnue du cinéma italien, enrichie de très nombreux suppléments qui permettent de faire le point sur ce qu’on appelle communément la “comédie” italienne.

Ida Lupino, une pionnière en son genre

Vedette hollywoodienne, mais aussi productrice et cinéaste, Ida Lupino est à l’honneur sur Arte avec la diffusion de quatre de ses films en version restaurée, ressortis en 2020 en salles avec Camélia Films : Not Wanted (1949), Never Fear (1949), The Hitch-Hicker (1953) et The Bigamist (1953). Autant de témoignages d’une metteuse en scène affirmée, engagée et visuelle.

LA PASSAGÈRE (1963), l’horreur en mémoire

Et si vous recroisiez par hasard une personne que vous avez torturé par le passé ? Et si ce passé, honteux et enfoui, ressurgissait ? C’est ce que raconte La Passagère, qui dévoile le passé de Liza, ancienne surveillante SS. Ce film inachevé et sublime de Andrzej Munk, qui ressort au cinéma chez Malavida, est un exemple parfait de comment arriver à traiter en fiction de la délicate question des camps de concentration.

L’Inde méconnue de Mani Kaul

ED Distribution fait un pari fou : sortir 4 films de Mani Kaul, un réalisateur indien qui ne ressemble à aucun autre et qui est tout aussi loin de Bollywood que de l’esthétique cinéma d’auteur classique de Satyajit Ray. Uski Roti, Un jour après la saison des pluies, Duvidha et Nazar nous offrent une plongée dans le monde du Parallel Cinema l’un des nombreux cinémas de l’Inde encore trop souvent inexploré.

Discussion avec Keanu Reeves et Christopher Kenneally, 10 ans après Side by Side

Quand Keanu Reeves et Christopher Kenneally sortent en 2012 Side by Side, leur documentaire sur l’essor du numérique, leur but est d’aller voir les grands noms du cinéma – de Martin Scorsese à George Lucas – pour raconter cette révolution. Et constater la raréfaction de la pellicule au sein du cinéma américain. 10 ans plus tard, ils reprennent avec nous la discussion. Où en sont pellicule et numérique à l’aube de 2023 ?

DRIVER (1978), symphonie en V8

Il y a une dizaine d’années, au moment de la sortie de Drive de Nicolas Winding Refn, son film-matrice, Driver de Walter Hill, sorti en 1978, avait refait parler de lui. Depuis, grâce aux ressorties et rétrospectives, la carrière du cinéaste, ancien scénariste de Peckinpah, a su lui redonner la place qu’il mérite dans le paysage américain des années 1970-80 – son âge d’or (même si quelques manques restent à combler, dont le monumental Sans retour). En attendant, la ressortie de Driver à la fois au cinéma et en vidéo donne à revoir une performance de cinéma minimaliste géniale, hors-du-commun, et avec certainement parmi les meilleures courses-poursuites jamais filmées.

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS (1954), Mankiewicz à nu

À mi-chemin dans la carrière de Joseph L. Mankiewicz, La Comtesse aux pieds nus est l’un de ses films les plus singuliers. On l’a souvent mis en miroir avec beaucoup d’autres productions sur l’industrie Hollywoodienne, mais aussi Pandora, sorti la même année, également avec Ava Gardner. Pourtant, il est demeuré un peu à part, même chez son auteur, loin du culte voué à Ève ou du faste délirant de Cléopâtre. Il ressort désormais en vidéo dans une édition Carlotta.

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