CHROMOSOME 3 (1979), rage et transgression

Après les ressorties de Frissons (1975), Scanners (1981) et Crash (1996), David Cronenberg fait de nouveau l’événement. La version restaurée de Chromosome 3 ressort en salles le 3 novembre, avec toute sa noirceur originale et sa vision sans concession du couple, de la famille et des normes sociales. Article originellement publié dans Revus & Corrigés N°10, mars 2021. Chromosome 3 est la réinterprétation métaphorique et cinématographique d’un drame vécu par Cronenberg : le divorce d’avec Lire la suite…

SOY CUBA (1964), grâce et fureur

Longtemps resté invisible après sa sortie en 1964, Soy Cuba est redécouvert par Martin Scorsese et Francis Ford Coppola qui le ressortirent en salles en 1995. Première coproduction soviéto-cubaine destinée à promouvoir la révolution cubaine dans le monde, Soy Cuba est davantage un manifeste esthétique et poétique pour une croyance absolue du cinéma. Récemment restauré en 4K le film de Mikhaïl Kalatozov retrouve les écrans.

EIGHTEEN SPRINGS (1997), méli-mélo à Shanghaï

Ancienne assistante de l’immense King Hu, Ann Hui a réalisé vingt-sept longs-métrages depuis The Secret, en 1979. Son quatrième film, Boat People, marque tant les esprits qu’il éclipse la filmographie passionnante de la cinéaste hong-kongaise. La sortie en Blu-ray du méconnu Eighteen Springs, beau mélodrame romanesque au sous-texte politique, vient confirmer cette impression.

Cannes Classics : CHÈRE LOUISE de Philippe de Broca (1972)

Portrait de femme tendre et mélancolique portée par Jeanne Moreau, Chère Louise est un des grands oubliés de la filmographie de De Broca. Sorti en 1972, échec critique et public, le film marque une véritable prise de risque dans la carrière du cinéaste. Une présentation à Cannes Classics en forme de réhabilitation près de 50 ans après son accueil glacial sur la Croisette.

Cannes Classics : F FOR FAKE (1973) d’Orson Welles

Présenté au Festival de Cannes 2021, en version restaurée dans la section Cannes Classics, F for Fake (1973) d’Orson Welles est un essai à la portée toujours remarquable sur l’image et ses falsifications. Ou comment, même dans la dernière partie de sa carrière, Orson Welles avait encore et toujours cinquante ans d’avance sur ses contemporains.

Hollywood Breakdown en 100 films (1959-1969)

L’idée d’Hollywood Breakdown correspond à un moment du cinéma américain mal identifié, quelque part entre la fin des années 1950 et la fin des années 1960. Avant ce que conventionnellement, on appelle le Nouvel Hollywood. Il y a dans ces années-là un corpus de film, assez imposant si l’on accepte de les réunir malgré leurs différences, mettant en scène un mal être profond qui gagne les États-Unis et remet en question l’American Way of Life.

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