LITTLE ODESSA (1994): les débuts d’une odyssée américaine

Premier long métrage de James Gray, Little Odessa est disponible dans une nouvelle édition Blu-ray et DVD depuis le 3 janvier dernier chez Metropolitan Vidéo. Quelques semaines après la sortie de l’une de ses œuvres les plus personnelles Armageddon Time, Little Odessa permet de revenir sur ce qui constituait déjà le coeur de son cinéma : départs et retours, ombres et mirages, aliénation familiale et mélodrame : James Gray, une odyssée américaine.

UNE VIE DIFFICILE (1961): ils se sont aussi tant aimés !

Après Le Trou, de Jacques Becker (1960), Monsieur Klein, de Joseph Losey (1976) et Le Grand Silence, de Sergio Corbucci (1968), au tour d’Une vie difficile de bénéficier d’une édition Hors série dans la stimulante collection Make my day, dirigée par Jean-Baptiste Thoret. Occasion de redécouvrir cette perle finalement méconnue du cinéma italien, enrichie de très nombreux suppléments qui permettent de faire le point sur ce qu’on appelle communément la “comédie” italienne.

LE SALON DE MUSIQUE (1958), la disparition

L’un des films les plus connus de Satyajit Ray, Le Salon de musique, ressort en cette fin janvier avec Les Acacias Disitribution. Bien plus qu’une simple question de mélomanie, ce long métrage aux accents du Guépard de Luchino Visconti, traite surtout de la fin d’une époque, d’une aristocratie coupée du monde, mélancolique et hors du temps.

LA PASSAGÈRE (1963), l’horreur en mémoire

Et si vous recroisiez par hasard une personne que vous avez torturé par le passé ? Et si ce passé, honteux et enfoui, ressurgissait ? C’est ce que raconte La Passagère, qui dévoile le passé de Liza, ancienne surveillante SS. Ce film inachevé et sublime de Andrzej Munk, qui ressort au cinéma chez Malavida, est un exemple parfait de comment arriver à traiter en fiction de la délicate question des camps de concentration.

DRIVER (1978), symphonie en V8

Il y a une dizaine d’années, au moment de la sortie de Drive de Nicolas Winding Refn, son film-matrice, Driver de Walter Hill, sorti en 1978, avait refait parler de lui. Depuis, grâce aux ressorties et rétrospectives, la carrière du cinéaste, ancien scénariste de Peckinpah, a su lui redonner la place qu’il mérite dans le paysage américain des années 1970-80 – son âge d’or (même si quelques manques restent à combler, dont le monumental Sans retour). En attendant, la ressortie de Driver à la fois au cinéma et en vidéo donne à revoir une performance de cinéma minimaliste géniale, hors-du-commun, et avec certainement parmi les meilleures courses-poursuites jamais filmées.

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS (1954), Mankiewicz à nu

À mi-chemin dans la carrière de Joseph L. Mankiewicz, La Comtesse aux pieds nus est l’un de ses films les plus singuliers. On l’a souvent mis en miroir avec beaucoup d’autres productions sur l’industrie Hollywoodienne, mais aussi Pandora, sorti la même année, également avec Ava Gardner. Pourtant, il est demeuré un peu à part, même chez son auteur, loin du culte voué à Ève ou du faste délirant de Cléopâtre. Il ressort désormais en vidéo dans une édition Carlotta.

ORDET (1955), le miracle

Ordet fait partie de ses films intimidants, dont on connait le titre sans l’avoir vu. Cette ressortie par Capricci dans une très belle copie restaurée permet ainsi de découvrir le film pour ce qu’il est, un des plus grands films sur la présence du sacré, à la fois intime, pudique et majestueux.

Tendres Passions (1983), raviver la flamme

Premier film de James L. Brooks, adapté du roman de Larry McMurtry, Tendres Passions, cochant tous les malheurs et les joies du mélodrame hollywoodien, n’est pas épargné par la critique française, malgré (ou à cause) de ses 5 Oscars. Heureusement, aux États-Unis comme en France, le public suit, alors même qu’il n’y a rien de plus cruel que les parfaits mélodrames.

Super Express 109, a.k.a The Bullet Train (1975), un cinéma catastrophe révolté

Alors que le nouveau Brad Pitt, Bullet Train, est toujours sur les écrans, Super Express 109, également connu sous le titre The Bullet Train, réalisé par Jun’ya Satō, connaît les honneurs d’une sortie vidéo en version intégrale. Produit par la Toei, ce blockbuster, mêlant cinéma catastrophe, policier, social et politique, a marqué au-delà du Japon, influençant plusieurs films d’action américains, jusqu’à en reprendre le titre.

Mr KLEIN (1976), la quête d’identité

C’est sans doute le film sur la rafle du Vel’d’Hiv, dont on commémorera dans une dizaine de jours le 80e anniversaire. C’est aussi le film de l’acteur-producteur qui est sans doute, à ce moment-là, la plus grande star du cinéma français, Alain Delon (actuellement à l’honneur au festival La Rochelle Cinéma), dans une quête de déconstruction de sa propre image. C’est enfin le film d’un cinéaste singulier et inclassable, Joseph Losey (récemment au cœur d’une rétrospective à la Cinémathèque française) qui a mis en images ce cauchemar honteux et traumatique de l’Histoire française.

LA MAMAN ET LA PUTAIN (1973), enfin

Le 17 mai dernier, la sélection Cannes Classics du Festival de Cannes s’ouvrait sur la projection de La Maman et la Putain de Jean Eustache, le secret le mieux gardé de la cinéphilie française. En 1973, Jean Eustache présentait son film sur la Croisette. Film provoquant et instinctif, le Grand prix du Jury qui lui est accordé nourrit la légende en train de s’écrire d’un film qui sera par la suite longtemps bloqué et dont nous découvrons aujourd’hui la version restaurée.

Cannes Classics : L’ADVERSAIRE (1970) de Satyajit Ray

Avec L’Adversaire (1970), présenté dans la sélection Cannes Classics de cette 75e édition du Festival de Cannes, Satyajit Ray passe du film noir à la comédie, du cinéma-vérité au fantastique, pour décrire le trouble de ce jeune étudiant confronté au monde du travail, des adultes et de la ville, dans une Calcutta noyée entre le conservatisme et la modernité.

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