TERREUR SUR LE BRITANNIC (1974), thriller efficace à réévaluer

Flop commercial à sa sortie, film oublié depuis, Terreur sur le Britannic (Juggernaut en Anglais) a aussi pâti du déficit d’attention dont souffre la carrière (inégale) de Richard Lester. Sa réédition en version restaurée offre néanmoins l’opportunité de redécouvrir un thriller qui a peut-être été injustement traité, plus efficace qu’il n’y paraît, et surtout accompagné d’un remarquable casting.

Beau-père (1981) de Bertrand Blier : le perdant magnifique

Beau-père fait partie de la série des quatre chefs-d’œuvre qui ont jalonné la fin de carrière de cet immense comédien, Patrick Dewaere, disparu tragiquement le 16 juillet 1982. C’est même le dernier, chronologiquement parlant, de ce florilège, après Série Noire (1979) d’Alain Corneau, Un Mauvais fils (1980) de Claude Sautet et Hôtel des Amériques (1981) d’André Téchiné. Un dernier grand film, un chant d’adieu

Miracle en Alabama (1962) ou les sens de l’Amérique

Tiré de l’autobiographie d’Helen Keller, adaptée par Arthur Penn à la télévision, au théâtre et enfin au cinéma, Miracle en Alabama déploît le combat pour la reconnaissance, l’éducation et l’amour d’une enfant sourde et aveugle – et de son éducatrice – dans une Amérique puritaine où les normes font loi. Une grande leçon d’humanité pour les petits et les grands.

Il était une fois 1969 : Daddy’s Gone A-Hunting

C’est un des films hollywoodiens les plus curieux de la décennie, et sans doute un des plus atypiques de cette année 1969. Daddy’s Gone A-Hunting, thriller surfant sans ambiguïté sur le succès monstre de Rosemary’s Baby sorti trois ans plus tôt, suit les errances angoissés et peut-être paranoïaques d’une jeune femme enceinte persuadée d’être poursuivie par un ancien amant meurtrier.

L’ARRANGEMENT (1969), Elia Kazan et son miroir brisé

C’est Marlon Brando qui aurait du avoir le rôle. Celui d’Eddie Anderson, Evangelos Topouzoglou, fils d’immigré grec touché par la grâce du rêve américain -la publicité- qui, un beau jour, précipite sans crier gare sa belle cylindrée blanche sous les roues d’un camion. Pourquoi ce geste ? C’est tout l’objet de ce film de 1969 d’Elia Kazan dont le personnage principal, survivant de justesse à son suicide manqué, entre en profonde crise existentielle

Double programme Blier/Corneau avec Hitler… connais pas (1963) et France Société Anonyme (1974)

Jean-Baptiste Thoret poursuit son exploration d’incunables avec sa collection Make My Day ! Les cinéphiles seront aux anges avec ce double programme qui réunit les œuvres singulières de deux grands cinéastes français : Bertrand Blier et Alain Corneau. Revoir leurs premiers longs-métrages, Hitler… connais pas et France Société Anonyme, en dit long sur ces réalisateurs et l’époque des tournages de leurs films.

L’Héritage des 500 000 (1963), quand Mifune filme Toshiro

La véritable aventure derrière ce film de genre se trouve être la première expérience en tant que réalisateur pour l’acteur mythique Toshiro Mifune. Mais elle est également la dernière. Toute sa bonne volonté ne suffit pas à hisser L’Héritage des 500 000 à la hauteur des espérances. Projeté pour la première fois en France, il est pourtant une occasion inespérée d’en apprendre plus sur la personnalité de cette figure devenue légendaire à travers les films d’Akira Kurosawa.

Par Alexis Hyaumet, il y a
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