Le Roman Porno, millésime de l’érotisme japonais

Films érotiques japonais des années 1970, les Roman Porno ont été édités par Elephant Films dans un coffret les réunissant avec une nouvelle vague de films récents du même acabit, produits par la Nikkatsu, pour une plongée dans des représentations troubles, sulfureuses, déviantes, mais fascinantes de la sexualité au sein d’œuvres parfois remarquables.

Dix ans après, que reste-t-il d’AVATAR ?

Voilà une décennie ans qu’Avatar est sorti. Néanmoins, douze ans le séparaient déjà de Titanic, précédent raz-de-marée cinématographique de James Cameron. Alors que ses suites, constamment repoussées, se font attendre, l’héritage d’Avatar semble remis en question au sein de la culture populaire, qui, après les récentes évolutions hollywoodiennes, s’est souvent demandé s’il en restait quelque chose.

Jean Dréville, une épopée française

Qui, aujourd’hui, se souvient vraiment de Jean Dréville et de ses films, si ce n’est quelques membres précieux de la tribu cinéphile ? Son nom évoque quelques productions fastess, dont La Fayette, film le plus cher du cinéma français , ainsi qu’une série de films de guerre. Dréville porte avec lui tout un monde de cinéma des années 1930 aux années 1950, une « qualité française » plus originale et inventive que ce qu’on aime croire à ce sujet – une œuvre qui a même été parfois avant-gardiste.

Retour sur L’Étrange Festival 2019, 25 ans d’un autre genre de cinéma

Cette année, L’Étrange Festival célébrait en grande pompe ses 25 ans. Un quart de siècle placé sous le signe d’un regard autre sur le cinéma, la recherche de l’inconnu, du marginal, de l’expérimental. Le programme de cette année aura donc été dense et éclectique, électrisant même, avec en prime 25 films choisis par 25 invités, l’occasion de redécouvrir un autre genre de patrimoine.

Peace, love and paranoïa

Une jeunesse éprise de liberté semble prendre le pouvoir. Les mouvements contestataires de 1967 et 1968 devaient enfin obtenir leurs traductions artistiques et festives – dont l’inévitable Woodstock. 1969 clôt cependant aussi vite le rêve qu’il s’est ouvert, avec ses tragédies d’un nouveau genre : le meurtre de Sharon Tate et le concert d’Altamont.

Jim Jarmusch, vacances permanentes

Alors que les juilletistes prennent d’assaut les routes de France, c’est vers l’Amérique que l’on fait cap grâce au cinéma de Jim Jarmusch, au travers d’une rétrospective constituée par ses six premiers longs-métrages. Une échappée libre aux côtés de personnages paumés mais attachants.

Une histoire du film de sous-marin

À quelques semaines d’intervalles, deux films de sous-marin, Le Chant du loup et Kursk, redonnent une actualité au genre. Le premier remet au goût du jour le thème atomique, quand le second aborde la tragédie du Kursk, survenue le 12 août 2000 et ayant entraîné la disparition de 118 marins russes. Deux films qui reprennent la dimension phobique propre au genre, où la guerre de la démesure côtoie un secret silencieux. Un sous-genre à part entière avec sa propre histoire, creusé à travers deux concepts précis : l’objet – le vaisseau lui-même –, et la peur d’en être prisonnier. Un cinéma immersif, au sens propre.

Sergio Leone, consensus cinéphile ?

Plus que tout autre, Sergio Leone semble aujourd’hui représenter un pôle d’aimantation cinéphile, non seulement transgénérationnel mais aussi agrégateur d’affinités variées. Leone plaît au grand public comme aux cinéphiles exigeants. C’est l’œuvre d’un cinéaste transfuge du cinéma d’exploitation italien vers la reconnaissance internationale, de films qui synthétisent, en citations ou en contradictions, ce qui a été fait avant, puis qui irriguent ce qui se fera après.

Une autre histoire du cinéma

Nous nous sommes déjà demandés quelle autre histoire du cinéma aurait été construite sans la redécouverte fortuite de Georges Méliès. Mais ce qui nous interroge aujourd’hui, c’est quelle autre histoire du cinéma nous avons néanmoins construite sur des fondations qui ont oublié leurs figures féminines.

The Dark Knight et l’Amérique great again

Au moment où The Dark Knight sortait, durant l’été 2008, un peu moins de sept ans le séparait des attentats du 11 septembre 2001. Le film de Christopher Nolan marquait une transition hollywoodienne vers un nouveau monde de terrorisme et d’ordre sécuritaire. Au travers de l’obscurité du Batman se taillaient différents visages de l’Amérique, une variation infinie de dédoublements, qui, déséquilibre faisant, engendrent et recyclent leur propre chaos.

Lauren Bacall, ombre et lumière

Du 8 au 21 juillet 2018, Arte propose un documentaire sur une légende d’Hollywood disparue en 2014 : Lauren Bacall. Un portrait qui met en évidence l’efficace fabrique de la star par les studios hollywoodiens et la part plus sombre d’une femme qui tenta toute sa vie d’exister par elle-même.

Mai 68 – Le Cinéma est une arme

Le festival Rebel Rebel à Saint-Denis s’est conclu il y a quelques jours sur une séance autour du cinéma de Mai 68. Une carte blanche de le Cinémathèque française composée d’un ensemble de courts-métrages représentatifs du mouvement. Des documents rares tout juste restaurés pour fêter le cinquantenaire de l’événement. Petit retour sur les films projetés.

Festival des 3 Continents : Au rendez-vous des films rares

Mettant à l’honneur des cinématographies d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine, le Festival des 3 Continents se tenait il y a un mois à Nantes. C’est l’un de ces moments rares où on se souvient avoir vu des films qu’on ne reverra (peut-être) plus jamais, ailleurs. Il y a les films de compétition et autres avant-premières, souvent sans distributeurs français. Et il y a les rétrospectives. Retrouver un film perdu au fin fond de l’Argentine, sauvegarder une copie abimée d’un film africain, constater la disparition d’un film coréen est le quotidien d’un programmateur aux Trois Continents. Chronique d’un festival archéologue.
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