Pierre Schoendoerffer, à ceux disparus dans la brume

Les sorties conjointes en Blu-ray de La 317ème section, du Crabe-Tambour, de Diên Biên Phú en version restaurée et de La Section Anderson au cinéma au mois de mars 2019 nous font replonger dans l’œuvre testimoniale de ce cinéaste-vétéran, réminiscences d’une quête d’images à jamais perdues.

CARTOUCHE (1962), Belmondo en brigand bien aimé

Personnage historique et star de la Nouvelle Vague, le mélange n’avait d’évident pour plaire au grand public. Mais les talents conjugués de Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo ont su faire de Cartouche une grande aventure romanesque et populaire, dans la pure tradition des œuvres de cape et d’épée. Premier succès d’une longue série de collaborations entre le cinéaste et l’acteur.

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.

0