AMERICAN GRAFFITI (1974) et l’Americana dans le rétroviseur de George Lucas

Aussitôt occulté par l’ombre de Star Wars, le deuxième long-métrage de George Lucas mérite que l’on y rejette un coup d’œil. À travers le prisme faussement nostalgique envers la décennie précédente, American Graffiti se révèle surtout par sa reconstitution d’une fin de l’innocence rituelle et révolue, observée depuis cette Amérique traumatisée du début des années 70.

TERREUR SUR LE BRITANNIC (1974), thriller efficace à réévaluer

Flop commercial à sa sortie, film oublié depuis, Terreur sur le Britannic (Juggernaut en Anglais) a aussi pâti du déficit d’attention dont souffre la carrière (inégale) de Richard Lester. Sa réédition en version restaurée offre néanmoins l’opportunité de redécouvrir un thriller qui a peut-être été injustement traité, plus efficace qu’il n’y paraît, et surtout accompagné d’un remarquable casting.

Double programme Blier/Corneau avec Hitler… connais pas (1963) et France Société Anonyme (1974)

Jean-Baptiste Thoret poursuit son exploration d’incunables avec sa collection Make My Day ! Les cinéphiles seront aux anges avec ce double programme qui réunit les œuvres singulières de deux grands cinéastes français : Bertrand Blier et Alain Corneau. Revoir leurs premiers longs-métrages, Hitler… connais pas et France Société Anonyme, en dit long sur ces réalisateurs et l’époque des tournages de leurs films.

Céline et Julie vont en bateau, de Jacques Rivette (1974)

Dans cette aventure de trois heures réalisé par Jacques Rivette, Julie va croiser le chemin de la très pressée Céline. Une Céline façon lapin blanc (l’influence de Lewis Caroll est évidente tout le long du film) et une rencontre aussi fantasque que le sera ce joli duo. C’est l’une des forces de Céline et Julie vont en bateau : cette complicité de tous les instants entre deux jeunes femmes délurées.

LE MIROIR (1974) – Voyage au bout de la vie

Au sein de la filmographie d’Andreï Tarkovski, Le Miroir occupe une place particulière. Coincé entre les deux mastodontes que sont Solaris (le 2001, l’Odyssée de l’Espace soviétique) et Stalker (Prix du Jury à Cannes en 1980 et son film le plus réputé aujourd’hui), Le Miroir est une œuvre instable dans laquelle s’entrechoque une beauté formelle foudroyante et une narration nébuleuse tant son contenu est riche et dense. Il s’agit d’un métrage-tiroir monumental, une forme de film-somme qui condense les thèmes et obsessions de son auteur (la mort bien sûr mais aussi la filiation, la religion, la politique, le surnaturel) enrichi par son aspect autobiographique mais aussi un film-monde dans lequel se recoupe tous les arts.

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