« Bob supportait le poids du monde sur ses épaules » – entretien avec Bruce Weber et Carrie Mitchum

Documentaire magnétique et un peu à part, Nice Girls Don’t Stay for Breakfast, tente une incursion dans l’intime et le quotidien du géant Robert Mitchum. Son réalisateur, le photographe Bruce Weber, qui avait jadis fait le portrait de Chet Baker dans Let’s Get Lost, concrétise avec la sortie de son film une étonnante relation avec l’acteur impénétrable. Cette quête l’a élégamment rapproché de Carrie Mitchum, petite fille de Bob, qui témoigne dans le documentaire et révèle une facette fragilisée de son grand-père.

Une autre histoire du cinéma

Nous nous sommes déjà demandés quelle autre histoire du cinéma aurait été construite sans la redécouverte fortuite de Georges Méliès. Mais ce qui nous interroge aujourd’hui, c’est quelle autre histoire du cinéma nous avons néanmoins construite sur des fondations qui ont oublié leurs figures féminines.

Exposition “Silence, on tourne !” à Cannes : hommage au cinéma classique côté coulisse

Depuis 2014, le fameux Palais des Festivals de Cannes déroule le tapis rouge au Musée Éphémère du Cinéma. Après George Méliès l’an dernier, l’exploration des prémices du cinéma continue avec cette exposition autour du cinéma des années 1910 jusqu’à 1939. Au programme, une plongée dans l’atmosphère des premiers studios entre Paris, Berlin et Hollywood et un hommage à l’art de la photographie de plateau.

Lauren Bacall, ombre et lumière

Du 8 au 21 juillet 2018, Arte propose un documentaire sur une légende d’Hollywood disparue en 2014 : Lauren Bacall. Un portrait qui met en évidence l’efficace fabrique de la star par les studios hollywoodiens et la part plus sombre d’une femme qui tenta toute sa vie d’exister par elle-même.

Hedy Lamarr : From Extase to wifi, d’Alexandra Dean (2017)

L’Autrichienne Hedy Lamarr fut sacrée dans les années trente « la plus belle femme du monde ». Walt Disney s’inspire alors de son visage parfait pour les traits de sa Blanche-Neige. Pourtant, l’actrice trainait dans son sillage une aura sulfureuse. Depuis quelques années, la star est enfin reconnue pour une dimension demeurée bien longtemps sous le boisseau : son génie scientifique.

L’ADIEU AUX ARMES

L’Adieu aux armes est peut-être le premier grand mélo hollywoodien du cinéma parlant sur le sujet, adaptation d’un roman d’Ernest Hemingway – que ce dernier conspua. Frank Borzage ne s’intéresse pas tant à la Grande Guerre en elle-même, mais plutôt à une romance naissante et parallèle, bientôt devenue tragédie.

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