BIG GUNS (1973), le prince de la nuit

Genre de tous les excès, expression de l’incapacité à saisir véritablement les événements politiques de l’Italie des années 70, le poliziottesco, à l’instar du cinéma d’exploitation, n’a pas toujours eu bonne presse. Il recèle pourtant quelques grandes réussites dont Big Guns de Duccio Tessari fait assurément partie, film porté par l’acteur et producteur Alain Delon. Après une sortie en salle par Camélia Films, le film de Duccio Tessari est maintenant disponible en vidéo chez Pathé.

Mr KLEIN (1976), la quête d’identité

C’est sans doute le film sur la rafle du Vel’d’Hiv, dont on commémorera dans une dizaine de jours le 80e anniversaire. C’est aussi le film de l’acteur-producteur qui est sans doute, à ce moment-là, la plus grande star du cinéma français, Alain Delon (actuellement à l’honneur au festival La Rochelle Cinéma), dans une quête de déconstruction de sa propre image. C’est enfin le film d’un cinéaste singulier et inclassable, Joseph Losey (récemment au cœur d’une rétrospective à la Cinémathèque française) qui a mis en images ce cauchemar honteux et traumatique de l’Histoire française.

« QUELLE JOIE DE VIVRE a une envergure plus importante que Le Dictateur » – Entretien avec Denitza Bantcheva

Inédit en salles depuis 2012, Quelle joie de vivre, malgré son sujet et son casting, reste l’un des films les plus méconnus de son réalisateur, René Clément. Denitza Bantcheva, critique et autrice de livres sur le cinéma, administratrice de la Fondation René Clément et directrice de son comité Cinéma, nous apporte son éclairage sur ce film, ainsi que sur le statut de cette formidable satire dans l’œuvre du cinéaste, en salles ce mercredi 5 août 2020.

Delon et Schneider intemporels dans LA PISCINE (1969) de Jacques Deray

Le 22 février a eu lieu la remise du Prix Jacques Deray à l’Institut Lumière. Le cinéaste fût pendant plusieurs années le vice-président et en son honneur, chaque année depuis 2005, un prix est décerné pour un film policier français. Roubaix, une lumière, d’Arnaud Desplechin, succède ainsi à d’autres oeuvres importantes du genre réalisées ces dernières années comme En liberté, L’Affaire SK1, Polisse, Ne le dis à personne, De battre mon coeur s’est arrêté, 36 quai des orfèvres… À cette occasion, il fallait revenir sur le film le plus emblématique de Jacques Deray (sans nul doute son meilleur) ressorti en salle à l’automne dernier.

Alain Delon et ses fantômes dans LE PROFESSEUR (1972)

Étonnant film dans une période où Alain Delon était en pleine recherche de singularité, Le Professeur ressort en version restaurée et retrouve sa « version longue » 47 ans après que son producteur, Delon lui-même, ait imposé de multiples coupes pour la sortie françaises. Fidèle à son réalisateur Valerio Zurlini, Le Professeur est avant tout une histoire d’ennui existentiel.