COCOON, de Ron Howard (1985)

Solo fut certainement l’un des grands flops de cet été 2018. En bon capitaine, Ron Howard accepta sa part de responsabilité dans cet échec général, bien qu’il ait repris au pied levé la réalisation de cet épisode isolé de la saga Star Wars après l’éviction de ses réalisateurs initiaux. La fortune ne lui a pas sourit cette fois-ci, contrairement au milieu des années 1980 où il ne remerciera jamais assez le scepticisme des exécutifs de la 20th Century Fox à l’égard de Robert Zemeckis, le premier réalisateur engagé sur le projet qui deviendra Cocoon.

« Créer une communauté forte autour de l’édition » – Rencontre avec Manuel Chiche, fondateur de La Rabbia

La sortie en vidéo de Memories of Murder, de Bong Joon-ho, est un véritable petit événement dans l’éditorialisation du cinéma de patrimoine. C’est l’occasion d’aller discuter avec Manuel Chiche, fondateur de La Rabbia et de The Jokers, éditeur et distributeur passionné qui n’a pas sa langue dans sa poche. On en profite pour faire le point sur les perspectives futures autour des films restaurés et de leurs ressorties.

MAN ON THE MOON, de Milos Forman (1999)

Le 13 avril dernier, le réalisateur Milos Forman s’envola loin au-dessus de son nid de coucous pour inscrire une nouvelle étoile au firmament des cinéastes. Cette disparition du réalisateur d’Amadeus et de Larry Flint ajoute maintenant encore plus à l’émotion de revoir aujourd’hui en Blu-ray son Man on the Moon, biopic pas comme les autres sur ce comique pas comme les autres qu’était Andy Kaufman.

FELLINI ROMA, la ville est un songe

Qui mieux que Rimini Editions pour remettre sur le devant de la scène Federico Fellini et un de ses films-phares ? Voici donc ressurgir des limbes un fleuron du cinéma d’auteur des années 70, une de ces cathédrales visuelles, l’un des films-sommes de son auteur, dans une édition gorgée de bonus. Pourquoi (re)voir Fellini Roma et (éventuellement) mourir ?

L’ENFANCE D’IVAN (1962) – Jeunesse sacrifiée

Tandis que certains cinéastes contemporains naviguent librement parmi les étoiles en paraphrasant allègrement (d’autres diront en pillant) l’œuvre d’Andreï Tarkovski, il est d’autant plus important de se replonger dans cette dernière et, notamment, de remonter jusqu’à sa source qu’est L’Enfance d’Ivan : premier long-métrage en forme de commande de la part du pouvoir soviétique et premier jalon d’une filmographie faussement soumise.

LE MIROIR (1974) – Voyage au bout de la vie

Au sein de la filmographie d’Andreï Tarkovski, Le Miroir occupe une place particulière. Coincé entre les deux mastodontes que sont Solaris (le 2001, l’Odyssée de l’Espace soviétique) et Stalker (Prix du Jury à Cannes en 1980 et son film le plus réputé aujourd’hui), Le Miroir est une œuvre instable dans laquelle s’entrechoque une beauté formelle foudroyante et une narration nébuleuse tant son contenu est riche et dense. Il s’agit d’un métrage-tiroir monumental, une forme de film-somme qui condense les thèmes et obsessions de son auteur (la mort bien sûr mais aussi la filiation, la religion, la politique, le surnaturel) enrichi par son aspect autobiographique mais aussi un film-monde dans lequel se recoupe tous les arts.