Le Ministère de la Peur, de Fritz Lang (1944)

Troisième film antinazi de Fritz Lang, Le Ministère de la Peur est librement inspiré du roman de Graham Greene. Lang n’a, en apparence, aucune latitude sur ce film produit par la Paramount. Pourtant, on est frappé par les obsessions et autocitations langiennes qui parcourent le métrage.

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.

Mark Dixon, détective (1950), bavure policière en noir et blanc

Un inspecteur peu commode tue « par accident » un suspect – rengaine d’actualité s’il en est – et cherche à se débarrasser du corps. Mark Dixon, détective prend à la fois à contre-coup le film noir, avec ce personnage médiocre, gauche et apathique, autant qu’il en explore tous les codes (narratifs comme plastiques). Un énième diamant noir de la carrière du génial Otto Preminger, scénarisé par Ben Hecht.

0