Exposition “Silence, on tourne !” à Cannes : hommage au cinéma classique côté coulisse

Depuis 2014, le fameux Palais des Festivals de Cannes déroule le tapis rouge au Musée Éphémère du Cinéma. Après George Méliès l’an dernier, l’exploration des prémices du cinéma continue avec cette exposition autour du cinéma des années 1910 jusqu’à 1939. Au programme, une plongée dans l’atmosphère des premiers studios entre Paris, Berlin et Hollywood et un hommage à l’art de la photographie de plateau.

Sur la route des barricades : Cocktail Molotov, de Diane Kurys (1979)

Mai 68 raconté par ceux qui ne l’ont pas vécu. Voici une idée plutôt maline, tant on sait à quel point la France fantasme 68. Tourné dix ans après les évènements, Diane Kurys ne se risque pas à déconstruire l’image des barricades dans Cocktail Molotov mais fait le choix d’éloigner ses personnages de cette effervescence. La route devient une échappatoire pour les étudiants utopistes. Des campagnes françaises à une lagune vénitienne sans cliché, la réalisatrice propose un joli voyage initiatique où les rêves adolescents se confrontent à la réalité sociale.

L’Heure des Brasiers, de Fernando Solanas (1968)

Dans une Amérique Latine sous la domination des dictatures militaires et des oligarques, le militant Fernando Solanas cherche à éveiller les consciences de ses concitoyens. Documentaire fleuve de 4h30 en trois parties, L’Heure des Brasiers est un manifeste révolutionnaire. Le premier volet diffusé à Cannes Calssics, « Néocolonialisme et violence », revient sur les origines de la misère sociale et culturelle qui gangrène l’Argentine des années 60.

Quand John Travolta et Grease enflamment le Cinéma de la Plage

CANNES CLASSICS 2018 – Rendez-vous immanquable du Festival de Cannes, le Cinéma de la Plage propose chaque soir une projection sous les étoiles et en accès libre. Cette année l’évènement est associé à la section Cannes Classics, avec des avant-premières de versions restaurées, comme celle du film Grease. Une séance anniversaire en présence, s’il vous plait, d’un John Travolta très en forme.

JANE FONDA et ALICE GUY – Hommage de Cannes Classics à deux femmes d’exception

CANNES CLASSICS 2018 – Alice Guy, Jane Fonda. Deux figures de l’Histoire du cinéma, deux femmes fortes mais dont les parcours complexes prouvent à quel point être une femme n’est pas chose aisé dans ce milieu très masculin qu’est le 7e Art. La première réalisatrice de l’Histoire du cinéma et l’actrice américaine légendaire ont été mise à l’honneur par la sélection Cannes Classics 2018 avec la programmation de deux beaux documentaires biographiques.

Coup pour coup, de Marin Karmitz (1971)

CANNES CLASSICS 2018 – Connu avant tout comme le fondateur de la société MK2, on oublie souvent que Marin Karmitz est aussi un cinéaste de grand talent. C’est à cet homme, qui a vécu le cinéma par tous les fronts, que Thierry Frémaux et le Festival de Cannes ont voulu rendre hommage avec la projection de son troisième et dernier film en tant que metteur en scène, Coup pour coup.

Hommage à Martin Scorsese par la Quinzaine des Réalisateurs

Après avoir ouvert la 71e édition du Festival de Cannes, Martin Scorsese a été célébré par la Quinzaine des Réalisateurs qui lui a décerné le Carrosse d’Or 2018. L’occasion aussi pour le réalisateur de Raging Bull et Taxi Driver de revenir dans une masterclass exceptionnelle sur son travail et sa passion pour le patrimoine cinématographique, dont il contribue à la sauvegarde.

Christopher Nolan, la possibilité d’un monde

Timothée Gérardin décortique l’œuvre de Christopher Nolan, de ses premiers courts-métrages d’étudiant au tout récent Dunkerque. Une analyse qui s’intéresse aux multiples facettes du cinéma de Nolan, dont la vision complexe du monde et de l’Homme s’épanouit dans un cinéma du monumental.

NOTFILM, de Ross Lipman (1965-2015)

Notfilm est le récit d’une collaboration aussi séduisante que périlleuse : celle du dramaturge et romancier Samuel Beckett avec la légende du cinéma muet Buster Keaton sur Film, court-métrage muet et avant-gardiste tourné à New York durant l’été 1965,

Mai 68 – Le Cinéma est une arme

Le festival Rebel Rebel à Saint-Denis s’est conclu il y a quelques jours sur une séance autour du cinéma de Mai 68. Une carte blanche de le Cinémathèque française composée d’un ensemble de courts-métrages représentatifs du mouvement. Des documents rares tout juste restaurés pour fêter le cinquantenaire de l’événement. Petit retour sur les films projetés.