Jocelyne Saab, au chevet du Liban – Entretien avec Mathilde Rouxel

Du 17 au 28 novembre 2023, le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec met à l’honneur le Liban et la réalisatrice et artiste Jocelyne Saab, dont la filmographie fera l’objet d’une rétrospective intégrale jusqu’au 10 décembre à Paris et en région parisienne. Pionnière du « nouveau cinéma libanais » dans les années 70, elle a documenté sans relâche les conflits prenant place au Liban et sa ville de cœur, Beyrouth. Rencontre avec Mathilde Rouxel, directrice artistique du festival et ancienne collaboratrice de Jocelyne Saab, à l’initiative de la restauration de ses films.

« L’action fait partie intégrante du film. Elle est aussi importante que les dialogues. » Rencontre avec John McTiernan au NIFFF 2023

La 22e édition du NIFFF du 30 juin au 8 juillet derniers, s’est éclairée par l’invitation de cet auteur de films d’actions américains parmi les plus mémorables tels que Predator, Piège de cristal ou À la poursuite d’Octobre rouge. Lors d’un rendez-vous qui marquait les 20 ans depuis le tournage de son dernier film, John McTiernan est revenu en artiste engagé, sans fard et sans filtre, sur sa carrière gravie jusqu’aux plus hauts sommets et sombré dans la disgrâce versatile d’Hollywood.

Silence ! Elles tournent – Sarah Maldoror, pionnière du cinéma africain

Sarah Maldoror fut une réalisatrice touche-à-tout, autrice d’une œuvre forte de plus de 40 films, passionnée de politique, poésie, peinture, jazz. Témoin de la décolonisation dans de nombreux pays comme l’Algérie, l’Angola et la Guinée-Bissau, elle s’est servie de sa caméra pour porter la parole des peuples africains et antillais, en quête d’émancipation et de représentation.

Dix ans après, que reste-t-il d’AVATAR ?

Voilà une décennie ans qu’Avatar est sorti. Néanmoins, douze ans le séparaient déjà de Titanic, précédent raz-de-marée cinématographique de James Cameron. Alors que ses suites, constamment repoussées, se font attendre, l’héritage d’Avatar semble remis en question au sein de la culture populaire, qui, après les récentes évolutions hollywoodiennes, s’est souvent demandé s’il en restait quelque chose.

Richard Kelly, porté disparu

Faire ressortir un patrimoine récent au cinéma est souvent assez intéressant, car c’est confronter des souvenirs pas tout à fait effacés à une éventuelle réactualisation de l’œuvre – et l’ouvrir aussi à de nouveaux publics. Dans le cas de Donnie Darko (et sa director’s cut), film culte d’une génération de cinéma américain, l’effet est renforcé par son cinéaste, Richard Kelly, dont la carrière aujourd’hui presque en friche – il n’a rien réalisé depuis dix ans – à revoir aujourd’hui sous un jour différent. L’occasion de rencontrer un cinéaste hors de son temps, presque dépassé par ses propres films.

The Dark Knight et l’Amérique great again

Au moment où The Dark Knight sortait, durant l’été 2008, un peu moins de sept ans le séparait des attentats du 11 septembre 2001. Le film de Christopher Nolan marquait une transition hollywoodienne vers un nouveau monde de terrorisme et d’ordre sécuritaire. Au travers de l’obscurité du Batman se taillaient différents visages de l’Amérique, une variation infinie de dédoublements, qui, déséquilibre faisant, engendrent et recyclent leur propre chaos.

Memories of Murder (2003), campagne meurtrière

Il est salvateur de se replonger dans ce deuxième film de Bong Joon-ho, cinéaste alors jeune et inconnu. Un thriller que l’on peut qualifier de séminal pour son pays d’origine. Car si Memories of Murder n’a rien inventé; il a modifié les codes du genre pour (im)poser les bases d’un renouveau local qui perdure encore quinze ans après sa sortie.