TERREUR SUR LE BRITANNIC (1974), thriller efficace à réévaluer

Flop commercial à sa sortie, film oublié depuis, Terreur sur le Britannic (Juggernaut en Anglais) a aussi pâti du déficit d’attention dont souffre la carrière (inégale) de Richard Lester. Sa réédition en version restaurée offre néanmoins l’opportunité de redécouvrir un thriller qui a peut-être été injustement traité, plus efficace qu’il n’y paraît, et surtout accompagné d’un remarquable casting.

Adieux au Duke dans LE DERNIER DES GÉANTS (1976)

Dernier film de John Wayne, Le Dernier des géants a longtemps été dans l’ombre de L’Homme qui tua Liberty Valance. Réédité en version restaurée par Sidonis Calysta, il n’en reste pas moins toujours une formidable œuvre de Don Siegel et un moment déchirant de l’histoire du western, dans sa plus belle agonie.

Une histoire du film de sous-marin

À quelques semaines d’intervalles, deux films de sous-marin, Le Chant du loup et Kursk, redonnent une actualité au genre. Le premier remet au goût du jour le thème atomique, quand le second aborde la tragédie du Kursk, survenue le 12 août 2000 et ayant entraîné la disparition de 118 marins russes. Deux films qui reprennent la dimension phobique propre au genre, où la guerre de la démesure côtoie un secret silencieux. Un sous-genre à part entière avec sa propre histoire, creusé à travers deux concepts précis : l’objet – le vaisseau lui-même –, et la peur d’en être prisonnier. Un cinéma immersif, au sens propre.

Sergio Leone, consensus cinéphile ?

Plus que tout autre, Sergio Leone semble aujourd’hui représenter un pôle d’aimantation cinéphile, non seulement transgénérationnel mais aussi agrégateur d’affinités variées. Leone plaît au grand public comme aux cinéphiles exigeants. C’est l’œuvre d’un cinéaste transfuge du cinéma d’exploitation italien vers la reconnaissance internationale, de films qui synthétisent, en citations ou en contradictions, ce qui a été fait avant, puis qui irriguent ce qui se fera après.

De la gloire à l’oubli : Douglas Fairbanks – Je suis une légende

Depuis plus d’une dizaine d’années, les soeurs Clara et Julia Kuperberg retracent une histoire hollywoodienne dans un corpus documentaire qui semble désormais immanquable. Leur dernière production, Douglas Fairbanks, je suis une légende, embrasse la carrière et la vie d’une figure tutélaire de l’ère du muet. Avec, comme à chaque fois, le désir de conquérir les néophytes.

Par Marc Moquin, il y a

« Rendre le cinéma muet accessible et ludique » – Entretien avec Fritzi Kramer de Movies Silently

Tenancière du blog Movies Silently, Fritzi Kramer est une cinéphile américaine passionnée et experte en cinéma muet. Son site recence des centaines d’articles mettant en valeur toute la diversité de l’ère du muet, son avant-gardisme, sur un ton résolument accessible. La sortie du coffret « Les Pionnières du cinéma » et la programmation de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé sont, de nouveau, des occasions idéales pour revenir avec elle sur la place de la femme derrière la caméra aux débuts du cinéma, ainsi que les possibilités de médiation autour du muet.

Une autre histoire du cinéma

Nous nous sommes déjà demandés quelle autre histoire du cinéma aurait été construite sans la redécouverte fortuite de Georges Méliès. Mais ce qui nous interroge aujourd’hui, c’est quelle autre histoire du cinéma nous avons néanmoins construite sur des fondations qui ont oublié leurs figures féminines.

The Dark Knight et l’Amérique great again

Au moment où The Dark Knight sortait, durant l’été 2008, un peu moins de sept ans le séparait des attentats du 11 septembre 2001. Le film de Christopher Nolan marquait une transition hollywoodienne vers un nouveau monde de terrorisme et d’ordre sécuritaire. Au travers de l’obscurité du Batman se taillaient différents visages de l’Amérique, une variation infinie de dédoublements, qui, déséquilibre faisant, engendrent et recyclent leur propre chaos.

« Créer une communauté forte autour de l’édition » – Rencontre avec Manuel Chiche, fondateur de La Rabbia

La sortie en vidéo de Memories of Murder, de Bong Joon-ho, est un véritable petit événement dans l’éditorialisation du cinéma de patrimoine. C’est l’occasion d’aller discuter avec Manuel Chiche, fondateur de La Rabbia et de The Jokers, éditeur et distributeur passionné qui n’a pas sa langue dans sa poche. On en profite pour faire le point sur les perspectives futures autour des films restaurés et de leurs ressorties.

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.

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