Le Festival Viva Cinéma au LUX Valence

Pour cette nouvelle étape, Pierre Charpilloz est parti vadrouiller à Valence où depuis le 25 janvier 2023 et jusqu’au 31, le festival Viva Cinéma révèle la modernité et les fulgurances du cinéma, en offrant à des artistes d’aujourd’hui et de toutes les disciplines d’en actualiser la mémoire et partager ces trésors avec tous les publics.

LE SALON DE MUSIQUE (1958), la disparition

L’un des films les plus connus de Satyajit Ray, Le Salon de musique, ressort en cette fin janvier avec Les Acacias Disitribution. Bien plus qu’une simple question de mélomanie, ce long métrage aux accents du Guépard de Luchino Visconti, traite surtout de la fin d’une époque, d’une aristocratie coupée du monde, mélancolique et hors du temps.

LA PASSAGÈRE (1963), l’horreur en mémoire

Et si vous recroisiez par hasard une personne que vous avez torturé par le passé ? Et si ce passé, honteux et enfoui, ressurgissait ? C’est ce que raconte La Passagère, qui dévoile le passé de Liza, ancienne surveillante SS. Ce film inachevé et sublime de Andrzej Munk, qui ressort au cinéma chez Malavida, est un exemple parfait de comment arriver à traiter en fiction de la délicate question des camps de concentration.

L’Inde méconnue de Mani Kaul

ED Distribution fait un pari fou : sortir 4 films de Mani Kaul, un réalisateur indien qui ne ressemble à aucun autre et qui est tout aussi loin de Bollywood que de l’esthétique cinéma d’auteur classique de Satyajit Ray. Uski Roti, Un jour après la saison des pluies, Duvidha et Nazar nous offrent une plongée dans le monde du Parallel Cinema l’un des nombreux cinémas de l’Inde encore trop souvent inexploré.

Discussion avec Keanu Reeves et Christopher Kenneally, 10 ans après Side by Side

Quand Keanu Reeves et Christopher Kenneally sortent en 2012 Side by Side, leur documentaire sur l’essor du numérique, leur but est d’aller voir les grands noms du cinéma – de Martin Scorsese à George Lucas – pour raconter cette révolution. Et constater la raréfaction de la pellicule au sein du cinéma américain. 10 ans plus tard, ils reprennent avec nous la discussion. Où en sont pellicule et numérique à l’aube de 2023 ?

DRIVER (1978), symphonie en V8

Il y a une dizaine d’années, au moment de la sortie de Drive de Nicolas Winding Refn, son film-matrice, Driver de Walter Hill, sorti en 1978, avait refait parler de lui. Depuis, grâce aux ressorties et rétrospectives, la carrière du cinéaste, ancien scénariste de Peckinpah, a su lui redonner la place qu’il mérite dans le paysage américain des années 1970-80 – son âge d’or (même si quelques manques restent à combler, dont le monumental Sans retour). En attendant, la ressortie de Driver à la fois au cinéma et en vidéo donne à revoir une performance de cinéma minimaliste géniale, hors-du-commun, et avec certainement parmi les meilleures courses-poursuites jamais filmées.

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