Mauro Bolognini, des histoires italiennes

Quelques éditions vidéo, une rétrospective à la Cinémathèque en novembre 2019 parallèle à la ressortie en salle d’un film insolite du cinéaste, Gran Bollito, ont ravivé le souvenir du cinéaste italien Mauro Bolognini (1922-2001), auteur d’une œuvre conséquente d’une trentaine de films, trop souvent négligée par les cinéphiles. Pour preuve : aucun ouvrage en langue française ne lui avait été consacré jusqu’ici. Après La Rome d’Ettore Scola, Michel Sportisse se penche sur cette filmographie et lui redonne la place qu’il convient de lui accorder, aux côtés des plus grands, Fellini, Visconti, Pasolini ou Antonioni.

Cannibalisme et gâteaux dans Black Journal (1977) de Mauro Bolognini

Qui se souvient de Mauro Bolognini ? Parmi les grands cinéastes italiens, le public citera Federico Fellini, Sergio Leone, Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, Ettore Scola, Roberto Rossellini… Même les plus cinéphiles semblent avoir oublié le cinéaste de La Dame aux Camélias, avec Isabelle Huppert. Une rétrospective, qui se donne actuellement à la Cinémathèque française, vient à point nommer pour remettre à l’honneur ce grand cinéaste italien. Parmi ses films, on trouve Black Journal, œuvre monstre, enfin présentée dans une superbe version intégrale restaurée – 20 minutes supplémentaires ! –, mélange improbable de drame criminel, historique, film d’horreur, réflexion sur l’identité sexuelle, la maternité.

Les Aventures de Pinocchio (1975), plus belle adaptation du pantin de bois

Au même titre que Peter Pan, Alice ou, plus près de nous, Harry Potter, Pinocchio fait partie de ces mythes populaires récents qui résonnent aussi bien à l’esprit des enfants que des adultes. L’adaptation animée de Walt Disney n’est pas étrangère à la popularité du célèbre pantin de bois, même si elle a en trahi l’esprit et la lettre. En offrant sa version initialement tournée pour la télévision italienne en 1972, le cinéaste Luigi Comencini revient non seulement aux sources du conte feuilletonesque de Carlo Collodi paru à la fin du XIXème siècle, mais il livre un des plus beaux manifestes sur l’enfance.

Un été rouge profond : entretien avec Dario Argento

Mis à l’honneur par le Festival du film de La Rochelle, les films de Dario Argento sont plus vivants que jamais. Alors que Camélia Films ressort en salle Quatre mouches de velours gris et Ténèbres couplé au documentaire de Jean-Baptiste Thoret Soupirs dans un corridor lointain, Rouge Profond vient d’éditer un recueil de nouvelles du maestro. Cet été, placé sous le signe du genre italien avec également des rétrospectives Mario Bava et Lucio Fulci, Dario Argento semble avoir encore bien des choses à nous dire.

Divorce à l’italienne, de Pietro Germi (1961)

Film truculent et inimitable de la comédie italienne, signé par Pietro Germi, auteur parfois délaissé, Divorce à l’italienne est une satire délicieuse satire des moeurs, au ton provocateur toujours d’actualité. L’un des grands rôle de Mastroianni, en salle par Camélia Films.

Sergio Leone, consensus cinéphile ?

Plus que tout autre, Sergio Leone semble aujourd’hui représenter un pôle d’aimantation cinéphile, non seulement transgénérationnel mais aussi agrégateur d’affinités variées. Leone plaît au grand public comme aux cinéphiles exigeants. C’est l’œuvre d’un cinéaste transfuge du cinéma d’exploitation italien vers la reconnaissance internationale, de films qui synthétisent, en citations ou en contradictions, ce qui a été fait avant, puis qui irriguent ce qui se fera après.

Le Célibataire, d’Antonio Pietrangeli (1956)

A chaque rentrée cinéma, sa nouvelle réédition Alberto Sordi. Voici venir Le Célibataire, d’Antonio Pietrangeli, sorti en 1956. Occasion de redécouvrir un cinéaste prématurément disparu en 1969, dont l’œuvre se situe à la lisière du néo-réalisme, de la comédie italienne et de l’existentialisme antonionien.

FELLINI ROMA, la ville est un songe

Qui mieux que Rimini Editions pour remettre sur le devant de la scène Federico Fellini et un de ses films-phares ? Voici donc ressurgir des limbes un fleuron du cinéma d’auteur des années 70, une de ces cathédrales visuelles, l’un des films-sommes de son auteur, dans une édition gorgée de bonus. Pourquoi (re)voir Fellini Roma et (éventuellement) mourir ?

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