Time and Tide (2000) – L’Apocalypse selon Tsui Hark

Il est l’un des films qui a laissé une marque indélébile dans la mémoire collective des écumeurs de vidéoclubs des années 2000. Devenu légendaire de réputation, Time and Tide de Tsui Hark nous est enfin proposé en haute définition par l’éditeur Carlotta Films. Une œuvre charnière du cinéaste vietnamien, dont l’audace plastique reste toujours intacte presque vingt ans après.

Cinq classiques découverts au Festival du Film Coréen à Paris

Comme chaque année, le Festival du Film Coréen à Paris proposait un focus de 5 films dédiés au cinéma de patrimoine. Après avoir rendu hommage à Shin Sang-ok en 2016, le festival a mis en avant celle qui fut son actrice fétiche – ainsi que son épouse – et l’une des grandes vedettes du cinéma coréen durant les années 60 et 70 : Choi Eun-hee, décédée au printemps dernier.

Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau (1990)

CANNES CLASSICS 2018 – Une pièce-monstre du théâtre français, un personnage légendaire, des répliques cultes : Jean-Paul Rappeneau n’a pas été le premier à relever le défi de l’adaptation du chef d’œuvre d’Edmond Rostand. Le cinéma muet ne compte pas moins de quatre versions. Mais en 1990, celui-ci propose avec panache la transposition sur le grand écran la plus aboutie.

Le Célibataire, d’Antonio Pietrangeli (1956)

A chaque rentrée cinéma, sa nouvelle réédition Alberto Sordi. Voici venir Le Célibataire, d’Antonio Pietrangeli, sorti en 1956. Occasion de redécouvrir un cinéaste prématurément disparu en 1969, dont l’œuvre se situe à la lisière du néo-réalisme, de la comédie italienne et de l’existentialisme antonionien.

COCOON, de Ron Howard (1985)

Solo fut certainement l’un des grands flops de cet été 2018. En bon capitaine, Ron Howard accepta sa part de responsabilité dans cet échec général, bien qu’il ait repris au pied levé la réalisation de cet épisode isolé de la saga Star Wars après l’éviction de ses réalisateurs initiaux. La fortune ne lui a pas sourit cette fois-ci, contrairement au milieu des années 1980 où il ne remerciera jamais assez le scepticisme des exécutifs de la 20th Century Fox à l’égard de Robert Zemeckis, le premier réalisateur engagé sur le projet qui deviendra Cocoon.

Platoon, d’Oliver Stone (1986)

Lorsqu’Oliver Stone réalise Platoon, en 1986, il n’est pas inconnu à Hollywood, mais scénariste de films qui ont marqué les esprit : Midnight Express, , Conan le Barbare, Scarface. Dès 1971, Stone a une obsession : porter à l’écran un scénario qu’il a écrit sur le Vietnam, basé sur ses souvenirs de fantassin en 1967, concrétisé quinze ans plus tard en film de guerre majeur américain.

Hair, de Milos Forman (1979)

Hair (1979) et le cinéma révolté de Milos Forman

C’est une première pour Milos Forman : jamais le cinéaste tchèque, alors âgé de 47 ans, n’a réalisé de comédies musicales. Pourtant, les thèmes abordés dans Hair ne lui sont pas étrangers : courage, révolte, contestation de l’ordre, des autorités, refus des diktats et de l’aliénation… Comment ne pas voir dans l’œuvre de Forman des allusions du cinéaste à sa propre vie, et à son passé ?

Sur la route des barricades : Cocktail Molotov, de Diane Kurys (1979)

Mai 68 raconté par ceux qui ne l’ont pas vécu. Voici une idée plutôt maline, tant on sait à quel point la France fantasme 68. Tourné dix ans après les évènements, Diane Kurys ne se risque pas à déconstruire l’image des barricades dans Cocktail Molotov mais fait le choix d’éloigner ses personnages de cette effervescence. La route devient une échappatoire pour les étudiants utopistes. Des campagnes françaises à une lagune vénitienne sans cliché, la réalisatrice propose un joli voyage initiatique où les rêves adolescents se confrontent à la réalité sociale.