IMPITOYABLE (1992), Eastwood et la mort dans l’âme

Ce serait le dernier western de Clint Eastwood ; un accomplissement ou une fin en soi, c’est selon. Impitoyable, auréolé d’un Oscar du meilleur film, a célébré ses 25 ans. 25 années dont le western ne s’est au fond jamais remis, foudroyé par ce film à la fois constructeur et déconstructeur des mythologies de l’Ouest. L’un des plus illustres chefs-d’œuvre de son auteur.

L’ENFANCE D’IVAN (1962) – Jeunesse sacrifiée

Tandis que certains cinéastes contemporains naviguent librement parmi les étoiles en paraphrasant allègrement (d’autres diront en pillant) l’œuvre d’Andreï Tarkovski, il est d’autant plus important de se replonger dans cette dernière et, notamment, de remonter jusqu’à sa source qu’est L’Enfance d’Ivan : premier long-métrage en forme de commande de la part du pouvoir soviétique et premier jalon d’une filmographie faussement soumise.

LE MIROIR (1974) – Voyage au bout de la vie

Au sein de la filmographie d’Andreï Tarkovski, Le Miroir occupe une place particulière. Coincé entre les deux mastodontes que sont Solaris (le 2001, l’Odyssée de l’Espace soviétique) et Stalker (Prix du Jury à Cannes en 1980 et son film le plus réputé aujourd’hui), Le Miroir est une œuvre instable dans laquelle s’entrechoque une beauté formelle foudroyante et une narration nébuleuse tant son contenu est riche et dense. Il s’agit d’un métrage-tiroir monumental, une forme de film-somme qui condense les thèmes et obsessions de son auteur (la mort bien sûr mais aussi la filiation, la religion, la politique, le surnaturel) enrichi par son aspect autobiographique mais aussi un film-monde dans lequel se recoupe tous les arts.

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