LA CIBLE HUMAINE (1950) ou l’Ouest sans issue

Western noir et désespéré, La Cible humaine est sans conteste l’un des meilleurs films de son cinéaste, Henry King, un nom encore trop souvent mis de côté, et dont la modernité de ton et de forme sur la vision de l’Ouest n’a rien à envier aux plus belles œuvres du genre.

L’HOMME DU SUD (1945), la mythologie américaine selon Jean Renoir

>Film à la fois profondément américain et profondément emprunt de l’âme de Jean Renoir, L’Homme du Sud capture une mythologie du territoire en parallèle d’un contexte social. Alors que la guerre touche à sa fin en Europe, le cinéaste exilé affirme un film plus personnel qui se confronte dans le même temps aux limites du système hollywoodien.

« Eyes Wide Shut recèle toujours une part d’inconnu qui me plaît » – entretien avec Axel Cadieux

Eyes Wide Shut a 20 ans. L’œuvre posthume de Stanley Kubrick n’en finit pas de faire parler d’elle, admirée, décortiquée, analysée jusqu’au vertige. Dans son livre Le Dernier rêve de Stanley Kubrick, le journaliste Axel Cadieux revient sur l’un des tournages les plus longs de l’histoire du cinéma, au travers d’une soixantaine d’entretiens avec les proches collaborateurs du cinéaste afin d’explorer les méandres de ce chef-d’œuvre au mystère inépuisable

Grandeur et décadence des Anges de l’Enfer (1930) d’Howard Hughes

Superproduction démesurée, production malade, caprice de gosse de riche… Le célèbre film d’aviation d’Howard Hughes, notamment immortalisé dans le Aviator de Martin Scorsese, n’a jamais manqué de se faire remarquer – mais pas toujours en bien. Les Anges de l’Enfer est le symbole-même d’une certaine décadence hollywoodienne, le film qui en fait trop à tous les égards, et qui, pourtant, parvient encore à épater aujourd’hui pour son échelle et ses images.

Dix ans après, que reste-t-il d’AVATAR ?

Voilà une décennie ans qu’Avatar est sorti. Néanmoins, douze ans le séparaient déjà de Titanic, précédent raz-de-marée cinématographique de James Cameron. Alors que ses suites, constamment repoussées, se font attendre, l’héritage d’Avatar semble remis en question au sein de la culture populaire, qui, après les récentes évolutions hollywoodiennes, s’est souvent demandé s’il en restait quelque chose.

Cold Sweat (1970), madeleine d’action bronsonienne

Cold Sweat, aussi connu sous son titre français de De la Part des Copains, est le quinzième film de la collection Make My Day ! de Jean-Baptiste Thoret. Réalisé par Terence Young – cinéaste britannique connu pour ses thrillers d’espionnage –, Cold Sweat est un pur produit tel que savait les mettre en scène le réalisateur.

Hal Hartley et sa Long Island Trilogy, pilier oublié du cinéma indépendant américain

À découvrir en salles, la rétrospective Hal Hartley permet de ressusciter (provisoirement ?) un cinéaste aujourd’hui un peu oublié, qui a pourtant contribué aux belles heures du cinéma indépendant américain des années 90. Concentrée sur ses trois premiers films, The Unbelievable Truth (1989), Trust Me (1991) et Simple Men (1992), constituant The Long Island Trilogy

Il était une fois 1969 : Daddy’s Gone A-Hunting

C’est un des films hollywoodiens les plus curieux de la décennie, et sans doute un des plus atypiques de cette année 1969. Daddy’s Gone A-Hunting, thriller surfant sans ambiguïté sur le succès monstre de Rosemary’s Baby sorti trois ans plus tôt, suit les errances angoissés et peut-être paranoïaques d’une jeune femme enceinte persuadée d’être poursuivie par un ancien amant meurtrier.

Rencontre avec Larry Clark : « Il n’y a pas de règle ou de recette pour réussir dans une forme artistique »

Larry Clark est l’invité d’honneur des 18èmes journées cinématographiques dyonisiennes. Qui mieux que le réalisateur de Ken Park et l’auteur de Tulsa, référence en matière d’ouvrage de photos, pour incarner la figure du rebelle, thème principal du festival 2018 ? En 1995, la projection cannoise de son premier film, Kids, a fait l’effet d’une bombe. Taxé de tous les maux – voyeur, pornographe, pédophile, junkie – Larry Clark a souvent eu maille à partir avec la censure. A plusieurs reprises, sa destinée artistique aurait pu s’arrêter. Net. Mais la force de son regard de moraliste, la reconnaissance dont il a fait l’objet, l’influence qu’il exerce auprès de Nan Goldin ou de Gus van Sant l’ont protégé contre vents et marées. Aujourd’hui âgé de 75 ans, prêt à continuer le combat – outre la présentation de deux inédits, il a deux films en projet – Larry Clark est un survivant. Rencontre express avec le réalisateur de Bully. (suite…)

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