MYSTERY MEN (1999) – Super zéros cinematic universe

Bien avant les récentes bandes de super héros sabordées par leurs propres studios, il existait ce savoureux OVNI foutraque qu’est Mystery Men. Le film de Kinka Usher vaut encore et surtout pour l’assemblage improbable et très sympathique qu’il représente à l’écran, retournant le schéma éculé aujourd’hui du héros-concept en mettant en avant l’humain, si dénué de talent soit-il, derrière le costume et parvient, dans un n’importe quoi assumé, à trouver un curieux équilibre entre désir d’anti-système et blagues de prout.

WINGS OF HOPE (1998) – L’échappée belle

Documentaire réalisé pour la télévision en 1998, Wings of Hope revient sur le crash du vol LANSA 508 en pleine forêt amazonienne, le 24 décembre 1971. Juliane Koepcke, jeune Allemande expatriée au Pérou alors âgée de dix-sept ans, fut la seule survivante des quatre-vingt douze passagers de l’avion, parmi lesquels ses deux parents. Plus de vingt-cinq ans plus tard, elle retourne avec Werner Herzog sur les lieux de l’accident et refait avec lui l’incroyable marche qu’elle effectua, seule dans la jungle pendant plus de dix jours, avant d’être secourue par trois indigènes aux abords d’une rivière.

LA BEAUTÉ DES CHOSES (1995) ou l’amour interdit

Dernier film de Bo Widerberg, La Beauté des choses flirte avec l’autoportrait testamentaire  – le cinéaste décèdera deux ans après la sortie. Les souvenirs de jeunesse se mêlent à une chronique adolescente autour d’un amour interdit entre un lycéen et sa professeur, et la découverte de la sexualité, déséquilibrée, incandescente et risquée.

« Eyes Wide Shut recèle toujours une part d’inconnu qui me plaît » – entretien avec Axel Cadieux

Eyes Wide Shut a 20 ans. L’œuvre posthume de Stanley Kubrick n’en finit pas de faire parler d’elle, admirée, décortiquée, analysée jusqu’au vertige. Dans son livre Le Dernier rêve de Stanley Kubrick, le journaliste Axel Cadieux revient sur l’un des tournages les plus longs de l’histoire du cinéma, au travers d’une soixantaine d’entretiens avec les proches collaborateurs du cinéaste afin d’explorer les méandres de ce chef-d’œuvre au mystère inépuisable

Hal Hartley et sa Long Island Trilogy, pilier oublié du cinéma indépendant américain

À découvrir en salles, la rétrospective Hal Hartley permet de ressusciter (provisoirement ?) un cinéaste aujourd’hui un peu oublié, qui a pourtant contribué aux belles heures du cinéma indépendant américain des années 90. Concentrée sur ses trois premiers films, The Unbelievable Truth (1989), Trust Me (1991) et Simple Men (1992), constituant The Long Island Trilogy

Jim Jarmusch, vacances permanentes

Alors que les juilletistes prennent d’assaut les routes de France, c’est vers l’Amérique que l’on fait cap grâce au cinéma de Jim Jarmusch, au travers d’une rétrospective constituée par ses six premiers longs-métrages. Une échappée libre aux côtés de personnages paumés mais attachants.

L’été de Kikujiro, de Takeshi Kitano (1999) – Un été 99

À la fois récit d’initiation, road movie, comédie burlesque et drame familial, L’Été de Kikujiro détonne à plus d’un titre dans l’œuvre de Takeshi Kitano, en raison de sa structure et du premier rôle accordé à un enfant. À ce titre, il possède la force des grands classiques intemporels – notamment ceux de Charlie Chaplin et Charles Laughton.

IMPITOYABLE (1992), Eastwood et la mort dans l’âme

Ce serait le dernier western de Clint Eastwood ; un accomplissement ou une fin en soi, c’est selon. Impitoyable, auréolé d’un Oscar du meilleur film, a célébré ses 25 ans. 25 années dont le western ne s’est au fond jamais remis, foudroyé par ce film à la fois constructeur et déconstructeur des mythologies de l’Ouest. L’un des plus illustres chefs-d’œuvre de son auteur.

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