Une histoire de cinéma – Henri Verneuil, une certaine idée du cinéma populaire

Qui était Henri Verneuil ? Roi du box-office qui a fait tourner les plus grandes stars, le plus américain des réalisateurs français a traversé le cinéma durant près de cinquante ans. A l’occasion de la sortie en DVD/Blu-Ray de I… comme Icare et Mille milliards de dollars, édités chez Gaumont, Antoine Jullien vous raconte comment le cinéaste a su s’investir dans des œuvres plus ambitieuses qui, si elles n’ont pas eu l’impact espéré en leur temps, méritent aujourd’hui d’être redécouvertes. 

Bandes de féministes : les femmes en action sur Tënk

De la solitude du foyer domestique à la découverte d’une sororité militante par le biais de groupes de parole ou de manifestations, la collection « Bandes de féministes », disponible sur Tënk jusqu’au 31 juillet, montre en sept documentaires franco-québécois l’effervescence des revendications féministes dans les années 70 et 80. Favorisés par l’émergence de la caméra vidéo portable, ces films témoignent de manière exceptionnelle du vécu des femmes à l’époque où la libération est encore loin d’être acquise.

Silence ! Elles tournent – Lina Wertmüller, la satiriste du cinéma italien

À l’occasion de la sortie en salles de Les Basilischi (1963), le premier film de Lina Wertmüller, Esther Brejon a invité Paola Palma, historienne du cinéma, chercheuse et enseignante à l’École du Louvre, à discuter de cette réalisatrice incontournable du cinéma transalpin. Méconnue des cinéphiles français mais admirée aux États-Unis, elle a été couronnée d’un Oscar d’honneur en 2019 pour l’ensemble de sa carrière.

Lina Wertmüller est une des représentantes de l’âge d’or de la comédie à l’italienne, genre principal de ses films dans lesquels elle dézingue la société italienne dans son ensemble, machos, mafieux, capitalistes et fascistes. En plus de 40 ans, elle a réalisé une vingtaine de longs-métrages, tous plus hilarants, satiriques et décapants les uns que les autres.

VARIETY (1983), masculin féminin

Bouleversant les codes du film noir, Bette Gordon aborde le milieu de la pornographie dans le New York des années 80, lugubre et étincelant de néons. Entre voyeurisme et exhibitionnisme, Variety porte un regard féminin affranchi sur cet univers toujours au cœur des débats.

Silence ! Elles tournent – Susan Sontag, une infatigable ardeur

Susan Sontag fut une intellectuelle hors pair, romancière, essayiste, féministe, militante politique, dont les ouvrages Notes on Camp (1964) et Sur la Photographie (1977) continuent d’être lus, réédités, commentés. On sait moins que cette femme touche-à-tout a aussi réalisé 5 films entre 1969 et 1984, témoignant de sa curiosité sans bornes et de l’éclectisme de son talent. Esther Brejon a interrogé Jackie Buet sur la filmographie de l’autrice américaine, mise à l’honneur de la dernière édition du Festival international du Film de Femmes.

Mauro Bolognini, des histoires italiennes

Quelques éditions vidéo, une rétrospective à la Cinémathèque en novembre 2019 parallèle à la ressortie en salle d’un film insolite du cinéaste, Gran Bollito, ont ravivé le souvenir du cinéaste italien Mauro Bolognini (1922-2001), auteur d’une œuvre conséquente d’une trentaine de films, trop souvent négligée par les cinéphiles. Pour preuve : aucun ouvrage en langue française ne lui avait été consacré jusqu’ici. Après La Rome d’Ettore Scola, Michel Sportisse se penche sur cette filmographie et lui redonne la place qu’il convient de lui accorder, aux côtés des plus grands, Fellini, Visconti, Pasolini ou Antonioni.

Silence ! Elles tournent – Sarah Maldoror, pionnière du cinéma africain

Sarah Maldoror fut une réalisatrice touche-à-tout, autrice d’une œuvre forte de plus de 40 films, passionnée de politique, poésie, peinture, jazz. Témoin de la décolonisation dans de nombreux pays comme l’Algérie, l’Angola et la Guinée-Bissau, elle s’est servie de sa caméra pour porter la parole des peuples africains et antillais, en quête d’émancipation et de représentation.

THE BLUES BROTHERS (1980) – Black and White

Difficile de trouver un film dont le capital sympathie est plus fort que celui des Blues Brothers de John Landis. Il fait aujourd’hui partie des incunables, de ces œuvres cultes du cinéma américain des années 80, qu’on se plaît à voir, revoir, à partager avec les jeunes générations, notamment avec cette édition célébrant son 40e anniversaire.

MISSISSIPPI BURNING (1988) – Justice et ségrégation

Puisqu’on parle beaucoup ces temps-ci – et à raison – de racisme et de violences policières, c’est peut être l’occasion de se replonger dans Mississipi Burning d’Alan Parker. Un film de flics, tentant de rétablir une justice dans une Amérique où l’inégalité, la ségrégation, et donc, le racisme et la violence, sont la norme. Cela s’est passé dans le Sud des États-Unis, il n’y a pas si longtemps…

VICE SQUAD (1982), une plongée dans l’enfer de la cité des anges

Même au fond du caniveau le plus sordide, la loi existe encore. C’est notamment à la brigade des mœurs qu’incombe ce sale boulot : nettoyer ces rues ténébreuses oubliées à la nuit par la société. Vice Squad nous fait déambuler dans ce Los Angeles des années 1980, une jungle urbaine sombre et brutale dans laquelle cette poignée de flics lutte à la marge avec l’énergie du désespoir. Une pépite du cinéma d’exploitation américain aux accents tristement contemporains suggérée par Jean-Baptiste Thoret dans sa collection Make My Day.

Miami Vice – Deux hommes dans la ville

Évocation phare de la série américaine des années 1980, Miami Vice (Deux flics à Miami) est une histoire de flics meurtris aux apparences trompeuses. Le film est à revoir à l’aune d’une modernité qu’il a engendré, que ce soit dans le paysage télévisuel et dans la conception du polar. Un moment de grâce faussement kitsch, baigné dans l’univers de son producteur, Michael Mann.

TRAIN DE NUIT DANS LA VOIE LACTÉE (1985), songe d’une nuit éthérée

Il faut parfois saisir la chance qu’offrent certaines sorties vidéo pour découvrir des grands films encore inédits. C’est le cas avec ce bouleversant long-métrage de Gisaburo Sugii sorti en 1985, dans lequel le réalisateur japonais ouvre la voie à un voyage onirique à travers les étoiles et qui n’a rien à envier aux chefs-d’œuvre incontestés de l’animation.

LA BALLADE DE NARAYAMA (1983) – Retraite spirituelle

Couronné au Festival de Cannes, la version restaurée du chef-d’œuvre de Shohei Imamura est désormais disponible en vidéo. Un long-métrage qui ne s’impose aucune barrière pour dépeindre un Japon rural et ses traditions, que les plus récentes générations nippones cherchent à oublier. Pourtant, nourrie des obsessions du cinéaste, cette vision traduit le sens même du cycle de la vie, révélant parfois sa cruauté concernant le sort réservé à nos plus anciens.

Jim Jarmusch, vacances permanentes

Alors que les juilletistes prennent d’assaut les routes de France, c’est vers l’Amérique que l’on fait cap grâce au cinéma de Jim Jarmusch, au travers d’une rétrospective constituée par ses six premiers longs-métrages. Une échappée libre aux côtés de personnages paumés mais attachants.

Platoon, d’Oliver Stone (1986)

Lorsqu’Oliver Stone réalise Platoon, en 1986, il n’est pas inconnu à Hollywood, mais scénariste de films qui ont marqué les esprit : Midnight Express, , Conan le Barbare, Scarface. Dès 1971, Stone a une obsession : porter à l’écran un scénario qu’il a écrit sur le Vietnam, basé sur ses souvenirs de fantassin en 1967, concrétisé quinze ans plus tard en film de guerre majeur américain.

Le Pont du Nord, de Jacques Rivette (1982)

Après avoir filmé un Paris immuable dans Paris nous appartient (1958) puis Céline et Julie vont en bateau (1974), l’heure est à l’amusement pour Jacques Rivette. Le cinéaste prend des libertés propices à l’éclosion des personnages, aux improvisations des actrices, co-scénaristes du film. Bulle et Pascale Ogier, mère et fille, incarnent les deux réalités d’une même époque : une jeunesse passée et en devenir.

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