Cinéma du réel – Les rendez-vous européens du documentaire de patrimoine

Pierre Charpilloz continue son séjour parisien et entre cette fois-ci dans les murs du Centre George Pompidou pour le Festival Cinéma du réel qui s’est tenu du 11 au 20 mars derniers. En plus de la programmation prospective de documentaires contemporains, et notamment africains pour cette 44e édition, Cinéma du réel interroge lors d’une journée les enjeux de restauration et de diffusion du documentaire classique.

Les 21ème Rencontres Patrimoine de l’AFCAE

Du 23 au 25 mars 2022, se sont tenues au cinéma Le Grand Action à Paris, les 21e rencontres Patrimoine de l’AFCAE, Association française des cinémas d’art et essai. Ces rencontres sont l’opportunité pour les exploitants d’assister aux avant-premières de prochaines sorties de film restaurés mais aussi d’échanger sur leur métier et leur passion.

Silence ! Elles tournent – Susan Sontag, une infatigable ardeur

Susan Sontag fut une intellectuelle hors pair, romancière, essayiste, féministe, militante politique, dont les ouvrages Notes on Camp (1964) et Sur la Photographie (1977) continuent d’être lus, réédités, commentés. On sait moins que cette femme touche-à-tout a aussi réalisé 5 films entre 1969 et 1984, témoignant de sa curiosité sans bornes et de l’éclectisme de son talent. Esther Brejon a interrogé Jackie Buet sur la filmographie de l’autrice américaine, mise à l’honneur de la dernière édition du Festival international du Film de Femmes.

Filmer la campagne présidentielle : entretien croisé avec Gilles Perret (L’Insoumis), Laurent Cibien (Édouard, mon pote de droite), Mathias Théry et Étienne Chaillou (La Cravate)

La campagne présidentielle de 2017 a été largement filmée, sous presque tous ses aspects, d’Emmanuel Macron, les coulisses de l’Élysée à Un berger à l’Élysée. Parmi tous ces filmeurs, nous avons fait discuter ensemble Gilles Perret ((L’Insoumis), Laurent Cibien (Édouard, mon pote de droite) ainsi que Mathias Théry et Étienne Chaillou ((La Cravate)). Trois manières différentes, trois angles pour une campagne, suivant un candidat de gauche, un porte-parole de candidat aux primaires de droite (bientôt Premier ministre) et un militant d’extrême-droite. Décryptage du pourquoi du comment de l’image politique.

Silence ! Elles tournent – Kinuyo Tanaka, cinéaste éternelle

Bien connue des cinéphiles pour les grands rôles qu’elle a joués chez Ozu, Naruse, Mizoguchi, Kinuyo Tanaka est moins connue pour sa carrière de cinéaste. Avec six films réalisés entre 1953 et 1962, elle a composé une œuvre audacieuse et accomplie, portrait du Japon des années 50-60 à travers ses héroïnes ordinaires, mais aussi des fresques historiques d’une beauté saisissante.

Une histoire de cinéma – Jiří Menzel, la comédie est une arme !

À l’occasion de la rétrospective de trois de ses films en copie restaurée, distribués par Malavida Films le 23 février (Trains étroitement surveillés, Alouette, un fil à la patte, Une Blonde émoustillante), Antoine Jullien vous raconte l’époque vivante et tourmentée des années 60 tchèques et du Printemps de Prague à travers le parcours de ce réalisateur iconoclaste dont la comédie était une arme.

« Le cinéma ne sert à rien, c’est la seule chose que je sais faire » : Marco Ferreri – Entretien avec Gabriela Trujilo

Alors que s’ouvre à la Cinémathèque française (ainsi qu’à la cinémathèque de Grenoble) une rétrospective Marco Ferreri jusqu’au 28 février 2022, nous avons rencontré Gabriela Trujilo, directrice de la cinémathèque de Grenoble et autrice d’un essai paru en 2020 sur le cinéaste italien, Marco Ferreri, le cinéma ne sert à rien. Raisons du purgatoire dont est l’objet le réalisateur de La Grande Bouffe, aspect visionnaire de son cinéma, particularités de son style, vision des relations-hommes-femmes, ses acteurs fétiches : Gabriela Trujilo confirme la nécessité de redécouvrir l’œuvre de ce cinéaste iconoclaste.

Viva Cinéma au Lux Valence

Étape 3 : Du 26 janvier au 1er février 2022, la 8e édition du festival Viva Cinéma au Lux de Valence révèle la modernité et les fulgurances du cinéma, en offrant à des artistes d’aujourd’hui d’en actualiser la mémoire, à travers une exposition, des ciné-concerts, une sélection de films restaurés et une programmation familiale.

Natalie Wood, la cassure et l’effondrement

S’il fallait un visage pour incarner le Breakdown au cinéma, ce serait le sien. Dans les années 1960, Natalie Wood tourne trois films magistraux où l’effondrement tient un rôle capital. Mise en regard de La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan (1961), Daisy Clover de Robert Mulligan (1965) et Propriété interdite de Sydney Pollack (1966), à l’occasion de la rétrospective que lui consacre l’Institut Lumière du 20 janvier au 27 février 2022.

« Elizabeth Taylor a tourné dans un film dont le titre la résume entièrement : La Fille qui avait tout. » – Entretien avec Murielle Joudet

Alors que s’est clôt la rétrospective Elizabeth Taylor à la Cinémathèque Française – attendue et repoussée l’année dernière pour raisons sanitaires – il semblait important de revenir plus en détail sur la vie et les films d’une des plus grandes stars qu’ait jamais donné Hollywood. Une diva dont l’art et la vie entremêlés dessinent une œuvre en soi, pour laquelle il convient d’appliquer une réelle « politique des acteurs ». C’est l’esprit de ce dialogue avec Murielle Joudet, critique au Monde et sur France Culture et autrice de deux livres parus chez Capricci (Isabelle Huppert : Vivre ne nous regarde pas, 2018 ; et Gena Rowlands, On aurait dû dormir, 2020), signant également un texte d’introduction à la rétrospective Elizabeth Taylor dans le programme d’hiver de la Cinémathèque Française.

LE LIT CONJUGAL (1963), scènes de vie à l’italienne

Figure massive et généreuse, des yeux clairs quasi-enfantins, et une éternelle barbe en collier : le visage de Marco Ferreri est peut-être plus connu que son œuvre, trop souvent réduite au seul triomphe commercial de sa carrière, La Grande Bouffe, film énorme et débordant, comme l’arbre qui cache la forêt, constituée de 35 films en 40 ans de carrière, tournés sur quasiment tous les continents, et avec les plus grandes stars. Le Lit conjugal (1963) fait partie des ressorties salles et vidéo chez Tamasa, ainsi que de la prochaine rétrospective à la Cinémathèque française.

Ignacio Agüero, le cinéaste comme architecte

En octobre dernier, la trentième édition du Festival Biarritz Amérique Latine proposait une grande rétrospective du cinéma d’Ignacio Agüero, en sa présence. Cinéaste documentaire surtout connu pour avoir participé à la campagne télévisée « la franja del NO » contre Pinochet en 1988 (racontée par Pablo Larraín dans son film No en 2012), Ignacio Agüero raconte, dans son cinéma au plus proche du réel, une histoire urbaine et politique de son pays, le Chili.

Du musée surgit le cinéma : Entretien avec Paul Perrin et Marie Robert, commissaires de l’exposition « Enfin le cinéma » au Musée d’Orsay

Avec de nombreuses expositions autour du cinéma, ou des projections de films dans l’auditorium, le cinéma fait partie depuis sa création de l’ADN du musée d’Orsay. Avec « Enfin le cinéma ! Arts, images et spectacles en France (1833-1907) », les collections du musée d’Orsay semblent toutes vibrer de ces images animées. Ou est-ce des modernes vibrations du XIXe siècle et de sa création qu’est né le cinéma ? Entretien avec les conservateurs chargés du commissariat de l’exposition aux côtés de Dominique Païni.

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